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08/09/2010 : Ubik, Philip K. Dick 06/09/2010 : La voie du sabre, Thomas Day 03/09/2010 : Lamentation, les psaumes d'Isaak 1, Ken Scholes
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Ubik, Philip K. Dick 
Par Quadrant Alpha le 08/09/2010 à 07:00

Quatrième de Couverture

Ils serraient de près les hommes de Hollis. Pour les neutraliser. Et puis les choses se gâtèrent. Ce voyage sur la Lune était une erreur. L'admission de Pat Conley dans le groupe de neutralisation était une autre erreur. Personne ne connaissait l'étendue de ses pouvoirs : elle pouvait manipuler le temps. Et quand les objets se mirent à régresser dans le temps, Joe Chip se dit qu'ils avaient commis une erreur de trop. Le temps s'en allait en lambeaux. Une bouffée de 1939 dérivait en 1992.
Ou était-ce l'inverse ? Par les trous soudain visibles du décor se glissaient les messages d'Ubik. Ubik est partout. Dans ce monde et dans l'autre. Mais qui est Ubik ?










Auteur : Philip K. Dick, Traducteur : Alain Dorémieux
Edition : Robert Laffont, Collection :Ailleurs et demain
Parution : 10/2001, Pages : 286, Prix Indicatif : 21,20 €, ISBN : 9782221094624
Titre Original : Ubik, Edition Originale : 1969, Chez Doubleday





Présentation
Sur fond de trame policière, le monde en 1992, vu par un auteur de génie en 1969, adepte des amphétamines et sujet à des questionnements récurrents sur la réalité, la réalité de cette réalité, la réalité de cette réalité de la réalité... Ubik est une oeuvre phare dans la bibliographie pléthorique de Philip K. Dick. Pour certains elle est même la pièce de choix. Difficile pour moi d'être si définitif tant ses oeuvres me font de l'effet au fur et à mesure que je les (re)découvre.

1992. Un consortium de protection Anti-Psi, entreprend une vaste opération sur une colonie Lunaire pour le compte d'un commanditaire quelque peu mystérieux, persuadé que son entreprise est infiltrée par des agents Psis. Ces derniers : télépathes, télékinésistes, précogs ne peuvent voir leur capacités contrées que par des Anti-Psis spécialement formés. L'opération tourne bien vite au cauchemar, et de retour sur Terre, les survivants de cette opération vont devoir démêler le vrai du faux, assurer leurs positions tout en étant sujet à des fluctuations temporelles qui peut à peut fait régresser leur environnement sur la longue trame du temps. 

Dans le futur imaginé par l'auteur (notre propre passé), la société de consommation et le capitalisme débridé l'ont emportés depuis longtemps. Il faut désormais payer pour tout et en tout temps. Pour sortir de chez vous, la porte avec laquelle vous avez signer un contrat en prenant possession de votre petit appartement vous demandera 05 cents. Tenter de démonter les gonds vous exposerai à des poursuites pénales. Prendre une douche et se relaxer un moment, oui c'est possible si vous avez 25 cents sur vous, sinon l'eau refusera de couler. Ouvrir votre réfrigérateur pour y prendre de quoi vous sustenter, rien de plus simple s'il vous reste de la monnaie... La mort n'est pas vaincue, mais les semi-vivants existent. Placés en hibernation dès leur décès, un processus particulier permet de ranimer leurs consciences quelques heures par mois afin que leurs proches puissent s'entretenir à nouveau avec leurs chers disparus. Les pouvoirs Psis sont connus et pratiqués par une frange de la population que des experts recherchent afin que des firmes légales ou non emploient leurs divers talents. Mais lorsque le temps se détraque, et semble entraîner avec lui les éléments d'une opération qui a tourné au fiasco, il devient difficile de faire la part des choses.

De la à dire que la réalité des personnages, n'est peut être pas ce qu'elle semble être. De la à fournir de multiples chemins tortueux pour tenter de démêler le vrai du faux, le possible de l'impossible, le probable de l'improbable, le réel de l'irréel, il y a un pas que l'auteur comme de coutume franchis avec un plaisir fourbe et le plus grand des talents. Une lecture qui se mérite comme souvent chez l'auteur. Les personnages ne sont que prétextes à développer la trame et un seul en fait est réellement consistant et travaillé. Ubik ? Parce qu'après tout c'est le nom de ce roman. Que peut bien se cacher derrière ce mot à la sonorité étrange ? Une part de vérité sans doute, que je vous laisse le loisir de découvrir.



Une Lecture Commune Livraddict

Lalou,  Dementia,  Mr.Zombi,  Taliesin,  Fattorius,  Ginger, Lexounet,  Soundandfury

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La voie du sabre, Thomas Day 
Par Quadrant Alpha le 06/09/2010 à 07:00
Quatrième de Couverture

Pour parfaire l'éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu'ait connu l'Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues années, le maître et l'apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu'à la capitale Edo, où l'Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux.

Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l'archipel en lime droite : de la forteresse Nakamura aux cités flottantes de Kido, du Palais des Saveurs à la Pagode des Plaisirs, Mikédi apprendra les délices de la jouissance, les souffrances du combat, et la douceur perverse de la trahison.






Auteur : Thomas Day
Edition :
Folio, Collection : SF
Série : La voie du sabre 1/2
Parution : 10/2002, Pages : 294, Prix Indicatif : 5,50 €, ISBN : 9782070420483



Présentation
Amateur du Japon contemporain mais aussi du Japon historique et de Chanbara, cet ouvrage m'a permis de faire coup double en profitant pleinement de cette ambiance et de découvrir par son intermédiaire un auteur de SFFF Français que je n'avais pas encore abordé.

Semblant maitrisé son sujet, Thomas Day nous offre ici une vision romancée de l'illustre Miyamoto Musashi par les yeux de son élève Mikèdi. Dans un récit fantastique ou l'Empire des quatre Poissons-Chats se substitue avec talent et naturel au Pays de l'Empire du Soleil Levant, cette fresque initiatique d'un jeune homme héritier d'un Daimyo à qui son maître va tenter de faire entrevoir la voie du sabre. L'Empire des quatre Poissons-Chats est un Japon "Fantaisiste" (dans le bon sens du terme), ou les dragons et la magie existent bel et bien, mais qui ressemble sur bien d'autres points à s'y méprendre au Japon historique. Cet ouvrage composé de trois rouleaux est la transposition d'une nouvelle (constituant le premier rouleau) parue préalablement au sein de l'anthologie "Fées & Gestes".

La longue quête de Musashi pour retrouver le Wakizashi légendaire de son daisho papillon, va ainsi être remisée au second plan tandis qu'il entame la formation de son jeune élève. C'est ainsi que nous allons voir arpenter la route par un rônin sale et aux manières brusques, accompagnée comme son ombre par un jeune garçon vaniteux, en quête de puissance et de pouvoir. Les étapes de cette formation seront ainsi jalonnées de combats, de morts, de stupre et de plaisirs. Les scènes de batailles font immanquablement penser à certaines scènes épiques de Chanbara ou l'on imagine sans peine les ralentis et les prouesses martiales hors norme des protagonistes. La poésie et les légendes y côtoient la violence brute et l'action de fort belle manière. La véritable personnalité des deux compagnons se faisant un peu plus jour tout au long de ce périple pour parvenir à un dénouement touchant.

Un roman court, trop peut être, qui se veut une brillante évocation et un hommage sincère à une figure légendaire du Japon. Un texte que je vous conseille de découvrir, pour vous plonger le temps de quelques heures délicieuses dans une ambiance dépaysante. L'ouvrage se clos sur un lexique bienvenu pour ceux n'étant pas assez familier avec certains termes Japonais, une bibliographe de référence comportant nombres d'ouvrages des plus intéressant et une vidéographie qui permettra à chacun de replonger dans l'ambiance du Japon médiéval.





Imagine...erre, Welcome to Nebalia,
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Lamentation, les psaumes d'Isaak 1, Ken Scholes 
Par Quadrant Alpha le 03/09/2010 à 11:37

Quatrième de Couverture

La cité de Windwir vient d'être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L'onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable.
Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s'accuse d être à l'origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l'horreur, commence à faire des rêves prophétiques...







Auteur : Ken Scholes, Traducteur : Olivier Debernard
Edition : Bragelonne, Collection : Fantasy
Série : Les psaumes d'Isaak 1/5
Parution : 05/2010, Pages : 473, Prix Indicatif : 22,00 €, ISBN : 9782352943907
Titre Original : Lamentation, Edition Originale : 2009 chez Tor Books






Présentation
Depuis quelques années je reviens peu à peu à la Fantasy, un genre que j'avais délaissé après m'en être repu jusqu'à satiété. Des auteurs comme George R. R. Martin (Le Trône de fer) ou Scott Lynch (Les salauds gentilhommes) ont à nouveau entrouvert les portes derrière lesquelles je me suis glissé. Un nouveau venu dans le genre : Ken Scholes, semble en passe de transformer son premier essai. "Lamentation" est le premier tome d'une pentalogie dont on devrait parler dans les années à venir. Tiré d'une nouvelle de l'auteur parue en 2006 dans le numéro d'août du magasine Realms of Fantasy : "Of Metal Men and Scarlet Thread and Dancing with the Sunrise", "Lamentation" semble avoir été salué de manière assez unanime par la critique. Effet de mode ? marques de complaisance ? Non, un foutu bon roman tout simplement !

Le roman s'ouvre sur un holocauste. Celui d'une cité, d'un peuple et d'une vision d'une monde. En l'espace de quelques secondes ce qui fut le centre culturel, économique et religieux des Terres Nommées disparait dans un enfer de flammes. Avec lui disparait 90% du peuple Androfrancien et le trésor de l'humanité : la grande bibliothèque de Windwir, gardienne du savoir et de l'histoire du monde... Des lors les équilibres naturels du monde s'effondrent et avec eux s'élèvent les relents de chaos et les sons discordant des tambours de guerre.

Les armés vont se lever et marcher vers les ruines, répondant ainsi aux anciennes alliances de sang et de défense contractées avec Windwir, des quatre coins du monde les fidèles dispersés vont converger vers les cendres à l'appel du nouveau pape pour tenter de sauver les infimes parcelles du savoir, tandis qu'en coulisse les jeux politiques et diplomatiques vont se jouer. Sur place les premiers arrivés entreprennent de donner une sépulture décente aux centaines de milliers de dépouilles carbonisées sous la menace constante des nombreuses armés qui s'assemblent pour en découdre. Des éclaireurs magifiés de nombreuses armés, quasiment invisibles, entrent alors dans une danse de mort...

Voilà ! Le contexte est posé, il ne vous reste plus qu'à découvrir cet univers voué au chaos et à suivre les événements grâce à la multitude de points de vue des personnages qui y joueront un rôle primordial. C'est donc aux côtés de Rudolfo (roi des tsiganes des sept maison sylvestre et général en chef de l'armée errante) de Lyn Li Tam (concubine du prévôt Setberth), de Neb (jeune novice rescapé de l'holocauste), d'Isaak (mecaserviteur de l'ordre), et de quelques autres que vous allez suivre les événements de cette épopée.

L'originalité de ce roman est de dépeindre un univers de Fantasy que l'on devine bien vite héritier d'une civilisation avancée technologiquement et ayant disparue lors d'un épisode tragique qui ne sera que très peu dévoilé. Une civilisation technologique qui avait entre autres merveilles sue créer des mécaserviteurs, androïdes de métal à la mémoire et aux capacités de réflexions et de synthèse avancées, et qui après s'être effondrée donna naissance au monde que nous découvrons dans ce roman. L'une des taches de l'Ordre Androfrancien de Windwir étant justement de mettre à jour ses reliques technologiques du passé pour préserver le peu de connaissances perdues des jours anciens...

Le style est simple, fluide et au service du récit. Les points de vues sont multiples ce qui donne un effet chorale de bon aloi au roman. Mais là ou Martin dans son Trône de Fer faisait alterner les points de vue de chapitre en chapitre, vous trouverez ici divers points de vue au sein d'un même chapitre. Chacun semblant alors répondre directement aux précédents. Un exercice plaisant qui a du demander à l'auteur un gros travail de composition, mais qui donne une dynamique certaine au récit, composé du coup de chapitres courts ou alternent souvent quatre ou cinq points de vue différents. Le tout s'en rendre la lecture pénible ou décousue ce qu'il faut saluer comme une vraie réussite. Seul regret selon moi, un ton neutre en léger décalage avec les propos. J4aurai réellement beaucoup aimé que le ton du récit sot ici bien plus sombre, porteur de malaise et d'angoisse en rapport direct avec les événements particulièrement sombres qui forment le cadre général de l'ouvrage.

Le second tome de la saga ne devrait pas trop tarder à pointer le bout de son nez chez nos amis de Bragelonne puisque "Canticle" est disponible depuis octobre 2009 chez l'éditeur Américain Tor Books. Nul doute que je me le procurerai à sa sortie, pour suivre les aventures d'Isaak et fouler à nouveau les Terres Nommées, en espérant retrouver l'ambiance si particulière et plaisante de ce premier opus. Je le recommande vivement à tous les amateurs de Fantasy désireux de sortir des chemins battus et à la recherche d'un univers personnel travaillé et aux nuances entremêlées. Vous m'en direz des nouvelles. Un magnifique cadeau d'anniversaire que j'ai dévoré avec un réel plaisir.



Fantasy au petit-déjeuner, Roxanne,




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