Au risque de passer pour une sombre cruche, je dois bien avouer que les seules connaissances que j'ai pu acquérir sur la Polynésie, je les dois à Koh-Lanta... Je reconnais volontiers que c'est un peu dommage. Intriguée plus d'une fois par cette étrange civilisation et ses îles paradisiaques, c'est donc avec entrain que je me suis lancée dans le partenariat avec Babelio pour recevoir ce roman de SF.
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Il y a 2000 ans, après un tsunami, Ta'aroa, à bord d'une grande pirogue de voyage guidée par les dieux, engage son peuple dans une quête hasardeuse : découvrir une île perdue dans le plus vaste océan de la Terre. De nos jours, Alpha et son compagnon voguent sur le Pacifique avec leur voilier, le Toa Marana. Ils quittent Tahiti pour la mythique Bora Bora. Mais pour quelle raison mystérieuse font-ils soudain cap sur Apataki, un atoll isolé des Tuamotu? Au 51e siècle, les humains vivent à bord de vaisseaux stellaires qui ont essaimé dans la galaxie. AngKor, Agent communicateur, est un jour chargé de transporter des informations sur le peuple polynésien. Il fera une découverte qui pourrait bouleverser l'avenir de l'espèce humaine. Passé, présent, futur... Soumis aux maîtres du temps, Ta'aroa et AngKor, séparés par des centaines d'années-lumière, finiront-ils par se rejoindre? Alpha pourrait-elle se perdre dans une mémoire qui n'est pas la sienne?
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Quand j'ai commencé à lire ce roman, le temps extérieur oscillait entre pluies diluviennes et canicule à peine supportable : c'est dire si dès les premières pages l'environnement paradisiaque du roman avait tout pour me faire oublier le monde réel. Et je dois reconnaître que c'est une qualité que l'on retrouve tout au long de la lecture : ce roman est tout simplement un appel au voyage de la part d'un auteur qui sait décrire les lieux de façon véritablement magique.
La toute première partie du récit met en scène une tribu que l'on pourrait qualifier d'ancestrale, plongée dans de banales difficultés tribales. Rapidement pourtant le suspense s'installe. Puis, viennent se greffer à ces chapitres d'autres héros de notre présent, mais aussi du futur, qui tous vont se retrouver mêlés de près ou de loin au mystère qui baigne ces terres orientales. Si l'on peut parfois reprocher la complexité de la narration, pourtant les différentes histoires s'imbriquent peu à peu, et aident le lecteur à s'y retrouver dans un univers où tout finit par se mêler. La fin, assez attendue, reste pourtant cohérente avec le reste du récit, et répond à des nombreuses questions tout en en soulevant de nouvelles. D'autres tomes doivent être à l'oeuvre.
Les personnages sont bien décrits et très crédibles, certains m'ayant semblé plus sympathiques que d'autres, mais c''est le jeu du nombre...
Un reproche enfin : la longueur. J'ai à plusieurs reprises peiné un peu sur de longues descriptions, ou des chapitres plus lents que d'autres. Reconnaissons le, il faut avoir le courage d'affronter ces 700 et quelques pages.
En bref, un roman sympathique, qui ne m'a pas totalement emballée du point de vue de l'intrigue, mais m'a permis de passer d'agréables moments dans ces îles paradisiaques. A recommander pour de très longues soirées d'hiver !
Merci encore à Babelio et aux éditions Buchet Chastel !
En retard, voici la récap' du livre de mai made in le Cercle d'Atuan mais ça n'est pas complètement ma faute, d'abord je l'ai oublié en partant en vacances, puis j'ai mis six jours à le retrouver sous une pile de bazar à mon retour...) ; comme en plus j'ai un peu traîné la pâte pendant la lecture, ça fait un presque mois de décalage... Mieux vaut tard que jamais qu'ils disaient...
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Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier. Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule
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Après une première incursion dans le monde fabuleux des nouvelles, voilà que les mêmes Atuaniens m'ont offert un deuxième petit tour dans ce genre littéraire que je n'avais guère l'habitude de pratiquer.
Disons le franchement, la première expérience fut bien plus réussie que la seconde...
Ce n'est pas que ce recueil soit mauvais : le style de la narration est très prenant, et j'avoue avoir vraiment accroché aux petites phrases et autres expressions à de nombreuses reprises.
Malheureusement, mon engouement est rapidement tombé à plat. Car à part ce style très agréable à lire, je n'ai vraiment pas été convaincue par les différents récits. Quoique certaines nouvelles m'aient relativement convaincue (Serpentine, ou encore Ghost Town Blues), non seulement la majorité des autres m'a plutôt ennuyée, et par ailleurs j'ai eu à chaque nouvelle lecture une impression de plus en plus affirmée de déjà vu. Le mal être, la déprime et la mort, je veux bien, mais cinq ou six fois de suite, ça devient fatiguant...
Je nuancerai mon propos en ajoutant que la période à laquelle j'ai lu ce recueil n'était peut être pas la plus propice à ce genre de littérature, mais j'ai été malgré tout fort déçue : j'avais lu à plusieurs reprises des critiques somme toute bien meilleures que la mienne de cet ouvrage, et par ailleurs je savais son auteur plutôt réputée dans son domaine.
Pour rattraper tout ça, si vous avez d'autres idées lectures de Fazi plus susceptible de me plaire, je serai ravie de réviser mon opinion !!
De temps à autres, j'aime me sortir de mon univers Fantasy/SF/romans historiques/Polar, même si ça fait déjà un univers assez vaste.
L'un des avantages des partenariats auxquels nous avons accès est de nous permettre de découvrir des romans sur lesquels on ne se serait pas arrêtés en libraire.
Pour ce partenariat-ci par exemple, cela a vraiment été le cas, et en l'occurence c'est tant mieux !!
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Ange est un petit garçon étrange. A dix ans, il ne sait ni lire, ni parle. Comme si l'aridité des mots l'avait poussé à se réfugier dans les bras grands ouverts de l'image.
Son arrivée en neurologie pour une ultime consultation emplit le docteur Sollow d'espoir. Et si Ange était l'atout qu'il attendait pour relancer ExpERON, cet ambitieux projet de recherche qui lui tient tant à coeur ? Très vite le garçonnet l'accapare, l'obsède. A tel point que Sollow en oublie l'autre, l'enfant que sa femme, Annabel, désire plus que tout au monde.
Elle a pourtant trente-huit ans, l'âge où le temps presse. Que se passera-t-il si elle n'obtient pas le diplôme l'autorisant à procréer ? A cette question-là, le brillant chercheur donne une bien mauvaise réponse...
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Entendons nous bien ; Expéron est un roman de science-fiction. Si j'ai d'abord pensé qu'il ne rentrait pas dans mon petit univers bien compartimenté, c'est parce que le résumé que j'en avais lu rapidement ne m'avait pas semblé du tout y faire référence.
Il se trouve qu'en fait si. Dans un futur relativement proche, la maternité est devenue une "chose sérieuse". Il faut désormais passer un diplôme pour obtenir le droit d'être de futurs parents. C'est donc un univers à la fois repoussant et fascinant. Au travers de plusieurs personnages aux destins contradictoires, nous sommes amenés par cette lecture à réfléchir sur les diverses problématiques que soulève l'enfantement ; et sur ce point j'ai trouvé ce roman très réussi.
Pour ce qui est des trajectoires individuelles des personnages principaux, j'ai été un peu moins convaincue ; j'ai en effet trouvé souvent peu réalistes leurs réactions, surtout lorsqu'il s'agit de leurs relations les uns avec les autres.
Le style de la narration est en revanche très agréable à lire, très fluide et dynamique : une fois plongée dans le roman, je l'ai dévoré, très vite, impatiente que j'étais de connaître la suite des évènements.
C'est donc une découverte très sympathique que j'ai faite grâce à Blog-o-Book et aux éditions Griffe d'encre que je remercie très chaleureusement!
Comme vous devez le savoir maintenant, je ne lis pas souvent le lecture jeunesse, parce que les superhéros qui sauvent le monde à 6 ans et demi, je dois reconnaître
que ça me fatigue. Je suis pourtant consciente que cette logique implacable doit m'amener à faire des bêtes impasses. Alors, obéissant aux règles que j'ai imposées à certains d'entre vous, de même que je me suis
poussée à me mettre aux nouvelles, lorsque les Editions Bayard m'ont contactée pour me proposer leur nouvel ouvrage jeunesse, de même j'ai saisi l'occasion de tester à nouveau ce type de
littérature.
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Le jour où survient la conjonction astrale des trois soleils et des trois lunes, Ashran prend le pouvoir sur Idhun. Un guerrier et un magicien, exilés de cette planète, organisent la Résistance.
Leur objectif : renverser Ashran et ses alliés, de redoutables serpents ailés. Or, Ashran a envoyé sur Terre Kirtash, mi-homme mi-serpent, en lui donnant pour mission de tuer deux adolescents, Jack et Victoria. Sauvés par la Résistance, ils découvriront qu’un lien mystérieux les unit au monde d’Idhun…
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A en lire les récentes critiques, Idhun c'est à la fois le nouveau Harry Potter, mais également le nouveau Eragon. En gros, passez moi l'expression, c'est du lourd!! Moi, de mon petit côté, je n'ai lu ni les uns, ni les autres (bouh la vilaine), mais j'ai vu quelques HP à droite à gauche, et le premier Eragon, sans avoir été franchement convaincue. Raison de plus pour juger ce petit dernier de façon la plus objective possible.
Déjà, sans que ça ait un grand rapport avec le texte qu'il contient je vous l'accorde, les éditions Bayard Jeunesse ont fait fort au niveau du packaging! J'ai en effet reçu un exemplaire de leur série limitée, numéroté et tout et tout, bien conservé au chaud dans son petit coffret, et même accompagné de deux badges. Si la série reçoit tout le succès qu'on lui prédit, j'imagine sans peine les yeux brillants de mes petits enfants dans 50 ans quand je leur montrerai ce trésor... Trêve de plaisanterie, bien sûr, cela ne change rien au récit, mais c'est la classe de recevoir un colis comme ça, et c'est d'autant plus sympa de la part de la maison d'édition de nous avoir envoyé ces exemplaires qu'ils ne s'adressent pas au public ciblé.
Sur ce, venons en au fait! Idhun, c'est l'histoire de deux préados que le destin précipite au coeur d'intrigues venues d'un autre monde. Deux préados que personne n'avait préparé à ce destin, dont l'entourage familial ignorait (presque) tout de leur fabuleuse prédestination. C'est pas le scénario le plus original qui m'ait été donné de lire, mais si on accepte le parti pris d'origine, ça reste plutôt cohérent, mis à part un ou deux détails qui m'ont un peu chatouillée, mais rien de bien terrible. En tout cas, cela m'a semblé bien moins cliché que le premier tome cinématographique d'Eragon par exemple. L'intrigue se déroule de façon assez fluide, et je ne me suis pas ennuyée. Tout cela est bercé par un style simple, mais assez efficace ; tout à fait accessible pour des "jeunes", il ne donne pas non plus l'impression d'être destiné à des 7-8 ans, comme c'est parfois le cas.
Les personnages sont très caricaturaux. Un petit jeune qui débarque, qui ignore tout et ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui, mais qui est pourtant doté depuis la naissance d'un don qui passe difficilement inaperçu ; les deux compères qu'il rencontre par hasard et avec qui il va rapidement s'associer ne sont rien moins qu'un magicien et un prince. Si si, je vous assure. En revanche, Victoria remonte considérablement le niveau (sauf lorsqu'elle se morfond dans ses états d'âmes adolescents), tout comme l'Ennemi (avec un grand E) : enfin un méchant à la hauteur, qui sort des clichés auxquels on pourrait s'attendre (comment, il ne s'agit pas d'un vilain seigneur sorcier qui ne fait que torturer ses paysans pour devenir l'homme le plus puissant du monde... Hin, pourquoi pas immortel aussi ?...), même si on préssent à la fin du tome que ça pourrait bien tourner comme cela plus loin finalement (que ceux qui ont lu comprennent, pour les autres je ne veux pas spoiler!). Même si les liens qui se développent entre Victoria et le Grand Méchant m'a semblée un peu abrupte au départ, finalement ça m'a semblé assez crédible ensuite, et je vous avoue que ça a redonné du piquant à ma lecture qui commençait à s'essouffler un poil!
Un point négatif pour la fin en revanche, que j'ai trouvé parfaitement téléphonée dans les cinquante dernières pages, et pour le coup assez cliché ; en tout cas, pas à la hauteur du reste du roman.
En bref, je ne me jetterai pas sur le second tome comme si c'était une paire de chaussures (mon péché mignon...), mais si j'ai l'occasion de l'emprunter à quelqu'un ou à la bibliothèque, je serai malgré tout contente de savoir ce qu'il se passe ensuite dans ce royaume d'Idhun. Pour celles et ceux qui seraient en revanche à la recherche d'un cadeau pour la petite cousine, je pense qu'il s'agit d'une bonne idée lecture.
Merci encore aux éditions Bayard de m'avoir fait découvrir cette nouvelle série!
La série du Trône de fer fait incontestablement partie de mon top 3 des livres de tous les temps. Eh oui, carrément. L'auteur étant malheureusement plongé dans une foultitude de tâches retardant la sortie du prochain tome, il m'a fallu me rabattre sur une autre de ses oeuvres, pour ne pas ressentir un manque trop cruel. (Et aussi, et même surtout, je ne voulais pas avoir fait un déplacement pour rien à la bibliothèque qui signalait en rayon un roman pour lequel je m'y suis précipitée, lequel roman s'est avéré sur place introuvable en rayon, et je tairai par excès de morale les mots qui me viennent encore à l'esprit à l'évocation de ces deux heures de trajet PERDUES).
Bref, je me suis ruée sur Haviland Tuf comme la misère sur le pauvre monde, d'autant que j'en avais entendu quelques critiques plutôt sympathiques.
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" Qu'est ce que vous faites ? Je cherche les jouets que Dévastation égarés. Je perds du sang, nos réserves d'air s'amenuisent et vous, vous cherchez les jouets du chat ? " Haviland Tuf est un honnête marchand interstellaire qui apprécie les chats. A la suite d'une rencontre fortuite avec un groupe de mercenaires, il se retrouve en possession de l'Arche, un gigantesque vaisseau long de trente kilomètres abandonné mille ans plus tôt. Arme de guerre ultime créée par les éco-scientifiques de l'ancienne Terre, le vaisseau contient à son bord les technologies génétiques capables de bouleverser les écosystèmes de planètes entières... En compagnie de ses chats et des créatures nées de ses cuves de clonage, Haviland entame un long périple galactique.
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Rien à voir avec ma série favorite, si ce n'est peut être un sens de l'humour plus que drôle et un style plus que bon ; Haviland Tuf est un récit complètement décalé et superbement amusant. Pas la moindre once de sérieux et de fatalité qui composent le Trône de fer, mais que les fans se rassurent, on retrouve la griffe de Martin, tant soit peu.
La première partie, pendant laquelle Haviland Tuf (déjà, qu'est ce que c'est que ce nom ?) entre en possession de l'Arche "par hasard", m'a procuré un certain sentiment de délectation. Les réparties de Tuf sont vraiment drôles, les situations toutes plus loufoques les unes que les autres, et pourtant très prenantes. On aime Haviland Tuf, un peu contre son gré, car le personnage n'a pas grand chose de sympathique, et on ne peut s'empêcher d'en faire un héros malgré soi (et malgré lui).
La suite est parfois un peu tirée par les cheveux, et pas d'une logique à toute épreuve, c'est vrai. Néanmoins, une fois qu'on a fait son deuil de sa logique cartésienne, qu'est ce qu'on s'amuse. Sans aller jusqu'à dire que j'ai ri à gorge déployée, franchement les répliques et aventures de Tuf sont tout à fait divertissantes, surtout sur le trajet du boulot. Un peu d'air frais dans une journée pluvieuse, c'est pas du luxe (à l'époque, c'est à dire il y a trois jours il pleuvait. Si, je vous assure).
Un roman qui ne casse pas des briques, si ce n'est dans la construction physique et morale du personnage principal, mais qui franchement met du baume au coeur, et un sourire sur les lèvres : et finalement, c'est déjà pas mal non ?
La lecture du mois du Cercle d'Atuan, et un gros gros gros coup de coeur !!
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Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain...
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Voici un recueil de nouvelles qui m'a grandement emballée, bien que les nouvelles ne soient pas trop ma tasse de thé. D'une logique implacable, je pensais sans doute à tort que 30 pages d'un récit mauvais, c'est déjà beaucoup trop, alors que 30 pages d'un chef d'oeuvre, c'est vraiment trop court. Oui, mais non. Ici, je me suis surprise plusieurs fois à juger de la longueur des nouvelles, et à reconnaître que ce format leur convient parfaitement. C'était donc un grand pas pour moi, ce qui me permets entre parenthèses d'entamer mon challange la Fantasy pour les Nuls avec la (re) découverte de ce format de lecture. Grand pas que je réitérerai à loisir, cela va sans dire, puisque j'ai été comblée par ce principe de petits contes. Il ne me reste donc plus qu'à étudier si c'est la plume de Jaworski qui a su à elle seule me rendre ce format sympathique, ou si j'étais juste une andouille bornée... A suivre...
Pour un petit bilan de fond, je dirai en quelques mots que l'ambiance générale du recueil m'a subjuguée. Souvent sombre, mais toujours poétique (médiévale donc :-) )elle nous entraîne à travers divers récit dont la teneur en elle-même m'a plus ou moins plu, mais qui finalement n'importe pas tant que cela, dans la mesure où l'on prend un plaisir suprême dans la description de lieux, des émotions, des personnages, des sensations : j'ai rarement été aussi séduite par l'univers du récit. On vit véritablement ces batailles, ces villages, ces forêts, ces temps reculés... Médiéviste fana devant l'éternel, je ne trouve que rarement des descriptions romanesques qui sachent transcrire au plus près cette ambiance que les sources historiques nous ont laissé entrevoir. Chapeau bas Mr Jaworski.
Quant aux récits, dont je donnerai un court avis un tout petit peu plus bas, j'ai grandement apprécié leur style, fluide, envoûtant, assez contemplatif, mais pas ennuyant pour deux sous. Les évènements qui s'y déroulent ne sont pas tous d'égale facture, sans pour autant jamais gâcher le plaisir de la lecture!
Janua vera : nouvelle liminaire, elle donne à merveille un rapide aperçu du recueil : tout y est sombre, silencieux, quelque peu angoissant, presque fantastique. Voici donc l'histoire d'un roi troublé par un incessant cauchemard, prélude à la chute d'un royaume qui de toute part s'effondre? Un vrai coup de coeur dès le début de la lecture.
Mauvaise donne : voici le récit d'un assassin mêlé de trop près à des intrigues politiques qui rapidement le dépassent. Nouvelle la plus longue, de très loin, du recueil, elle m'a paru parfois longuette, bien que le début soit absolument entraînant. Héros d'un roman à part entière du même auteur, je pense retrouver bientôt ce fanfaron bien italianisant.
Le service des dames : un récit courtois comme on en trouve des centaines dans les chansons de gestes médiévales. A ceci près que la demoiselle en détresse pourrait se révéler plus rusée que prévu... Mais ce sera sans compter la bravade du preux chevalier... Sympathique récit, qui n'a pas reçu ma préférence, mais se laisse découvrir avec plaisir.
Une offrande très précieuse : la nouvelle que j'ai le moins appréciée, ou la rédemption d'un vieux guerrier poursuivit par d'anciens démons... Mais une description des lieux particulièrement envoûtante!
Le conte de Suzelle : un coup de coeur également, bien que je ne me sois rendue compte qu'à la fin à quelle point j'avais lié ma propre lecture au destin de Suzelle. Très émouvante, elle m'a laissée triste, et pourtant le coeur léger.. Un vrai petit bijou!
Jour de guigne : la nouvelle rigolotte du recueil. Avis à tous les amateurs de Pratchett, vous allez vous régaler, parole d'Atuaniens! ou comment un mauvais sort illustre à la perfection la bien connue loi de Murphy!
Un amour dévorant : assez contemplative et énigmatique, angoissante même à l'occasion, voici une nouvelle que j'ai dévorée, impatiente de savoir ce qu'il en était de ces deux fantômes que l'on entend errer à la poursuite de la plus belle demoiselle qui soit. Et une fin parfaitement trouvée!
Le confident : un saut au sein du clergé du Désseché, tout puissant à s'occuper du royaume des morts. Je ne l'aurais peut être pas placée à la toute fin du recueil, mais elle laisse tout de même une impression suffisamment (agréablement) oppressante pour que je m'en souvienne longtemps!
A vos bibliothèques !!
Et non, après La fin de l'éternité, je n'en avais toujours pas eu assez... (en fait j'avoue, Fondation se trouvait sur ma PAL depuis bien un an, et j'en ai profité pour le resortir à cette occasion, mais chuuuut...).
Depuis le temps que l'on ne m'en disait que du bien, j'avais pourtant peur de me retrouver avec des batailles interstellaires innombrables, et autres invasion d'alien et de spaceship, qui, je dois le reconnaître, ne m'attirent pas vraiment. Et bien je devrais apprendre à écouter plus souvent les conseils que l'on veut bien me donner... Ce roman est tout simplement GE-NI-AL !!

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En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est clans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici trois siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...
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(Une petit dédicace à Neph, la reine des couvertures... Celle-ci étant pour le moins .... fluo...)
Que dire ? Ceux qui connaissent doivent adorer, les autres ne doivent en avoir entendu que du bien... Difficile de faire la critique d'une oeuvre comme celle-là!
L'éternité telle qu'elle s'est mise en place après La fin de l'éternité (si si c'est possible, lisez les deux, vous comprendrez...) a bien évolué depuis nos lointaines années. S'est entre autres développée une nouvelle science (que je trouve absolument formidable), la psycho-histoire, qui étudie les comportements humains de masse, permettant, à un certain ratio près, de "prédire" l'avenir.
L'avancée des recherches d'un certain scientifique, Hari Seldon, a abouti à l'hypothèse d'une fin très prochaine pour le grand empire galactique, qui serait suivie par la disparition de l'humanité pour "fort fort longtemps". Envers et contre tous, le voilà en quête d'une solution pour réduire ce temps de latence au minimum...
L'histoire démarre sur les chapeaux de roues ; pour cause, on ne s'ennuie pas une seconde au cours du récit tout entier : par un procédé qui ressemble à celui de Des milliards de tapis de cheveux, l'auteur trace la création puis la destinée de la Fondation à travers le yeux de divers personnages : politiques, marchands, religieux, ennemis etc. S'il est parfois difficile de se situer au début d'un nouveau chapitre, pourtant il n'y a rien de très compliqué dans la narration et l'on retrouve bien vite ses repères.
Pour ce qui est du fond scientifique, qu'on se rassure, rien de semblable à la Fin de l'éternité, où j'ai peiné au début à essayer de comprendre les concepts physico mathématiques pour ensuite laisser tomber et accepter simplement les postulats d'Asimov. Ici, rien de tel. La base scientifique est très simple, peu présente, et surtout très réaliste, Asimov n'étant pas pour rien un maître de la Hard SF.
Quant à l'intrigue en elle-même, j'ai trouvé l'idée de base très intéressante, et ses développements encore plus. Tout appliqué qu'il est à rendre son récit crédible, Asimov nous livre ici une fresque particulièrement réaliste : tout est expliqué et plausible. On ne se retrouve pas par magie en l'an 40 000 sans avoir eu le temps de dire ouf, ce qui, il faut le reconnaître, est d'une subtilité assez peu recherchée. Bref, ici de la SF très probable, ce qui fait, et cela sera mon second point, (vous noterez la transition de l'enfer) que l'on s'attache particulièrement aux lieux et personnages.
Et pouf me revoici après une jolie pirouette (que voulez vous, je révise dur ma méthode de dissertation en ce moment...). Tout ça pour dire que les personnages sont donc super attachants, tout occupés qu'ils sont à ne pas bousculer le cours de l'histoire, en veillant quand même de très près à leurs intérêts. Car les voilà confrontés à un cruel dilemne : S'ils se rendent rapidement compte que Seldon avait prévu sur un assez long terme les évènements qui se déroulent à et autour de la Fondation, il n'a pu, pour ne pas influencer ses habitants et fausser les prédictions psycho historiques auxquelles il est arrivé, laisser entendre le moindre indice des décisions à prendre : les habitants de la Fondation, et particulièrement leurs dirigeants, sont donc livrés à eux-mêmes, mais portant le lourd fardeau de l'avenir de leur planète. A la moindre erreur, tous les efforts de Seldon pourraient être réduits à néant... Ca c'est du destin!
Et donc, on regarde les personnages principaux se débattre avec ce destin bien compliqué avec d'autant plus d'émotion et d'affection qu'on les sens concernés "à mort" par la tâche qu'ils ont à accomplir. Quand en plus, ils essaient de faire jouer les éléments en leur faveur (financière par exemple), cela en devient franchement très drôle!
Quand au style, s'il m'est déjà difficile de parler de celui des auteurs francophones, moi qui ai abandonné mes études littéraires il y a bien longtemps déjà, pour ce qui est des auteurs anglophones, là je sèche carrément. Point d'élément objectifs donc, si ce n'est que j'ai avalé le récit en deux temps trois mouvements (malgré ce que pourrait laisser entrevoir à tort le temps que j'ai mis pour vous en parler), alors que le vocabulaire scientifique n'est pas forcément le plus simple à appréhender et que je n'avais pas lu en VO depuis la nuit des temps (enfin au moins deux ou trois mois si mes souvenirs sont bons), et qu'à la différence du vélo, la mémoire des langues ça s'oublie...
Voilou voilou, pas certaine d'avoir été super claire, mais vraiment je vous recommande cette lecture, non amateurs de SF (les autres l'ont déjà lu, je sais, vu le nombre de fois où je me suis faite rappeler à l'ordre), c'est juste formidable, et très loin des mauvais clichés qui circulent sur le genre.
Vivement les autres donc (et leurs couvertures qui ont l'air toutes plus jolies flash les unes que les autres).
Mon deuxième roman du swap eternal SF, qui me faisait de l'oeil depuis quelques jours et que j'ai décidé d'attraper en haut de ma bibliothèque sur un coup de tête l'autre matin, bien qu'il n'ait pas passé le temps réglementaire PALesque réservé à la plupart des nouveaux venus...
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L'Éternité veille sur vous ! L'Éternité modifie le passé pour le bien de l'Humanité. Elle élimine les inventions dangereuses, avant même qu'elles n'aient été imaginées, et supprime dans l'oeuf les apprentis tyrans. Andrew Harlan est un Éternel, chargé d'empêcher l'invention de la bombe atomique au XXe siècle. Au cours de sa mission, il rencontre la mystérieuse Noÿs Lambent. Cette dernière l'incite à comprendre que l'Éternité, en annihilant tout droit à l'erreur, finira par paralyser l'évolution de l'espèce humaine. Faut-il détruire l'Éternité ? Qui est réellement Noÿs Lambent ? De 1945 au XXIVe siècle, une véritable guerre temporelle éclate, opposant un homme aveuglé par l'amour et une communauté toute-puissante.
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Si les premières pages m'ont paru de prime abord un peu compliquées, mon temps d'apprentie scientifique étant définitivement révolu, je suis entrée dans récit, laissant de ça de là le côté "je comprends tout aux paradoxes spatio-temporels". Et après ceci, difficile de ne pas se laisser entraîner au fil des aventures d'Harlan, parfait "contre héros", tout en finesse et tâtonnements.
L'intrigue qui se déroule sous les yeux du héros, et au milieu de laquelle il se retrouve rapidement coincé, est entrainante, et truffée de multiples rebondissements qui laissent le lecteur en haleine. Que se cache-t-il derrière l'organisation de l'Eternité ? Comment s'est elle mise en place ? Pourquoi continue-t-elle de tourner ? Que se passe-t-il dans les mystérieux siècles interdits ? En bref toutes sortes de questions qui deviennent vitales aux yeux du lecteur (au point de grapiller une demi heure de repas pour avancer un peu plus ? oui!). Là où la plupart des romans de Fantasy et de Science Fiction sont plus simplement le récit d'une aventure, d'une vie, d'un héros qui désire au choix récupérer son trône perdu, sauver le monde, découvrir son talent de grand enchanteur (rayer les mentions inutiles), ce roman là est plutôt la description d'un monde futur, de ses modes de fonctionnement à partir de bases assez classiques. Si la fin se rapproche peut être du côté "mon destin de héros", celle-ci n'intervient que dans les toutes dernières pages, et ne semblent pas le leitmotiv du récit. Personnellement, j'ai trouvé ça original, et heureusement changeant de ce que je peux lire d'habitude (même si chronologiquement Asimov a été un des pionniers de la SF).
Un seul petit regret, que l'histoire d'amouuuur n'ait pas été plus développée ; chacun des deux protagonistes sont amenés à un moment du récit à faire des choix cruciaux, qui découlent directement de cette relation. Or cette dernière est particulièrement éludée par l'auteur, et on ne voit pas forcément bien comment des liens si forts peuvent se créer au point de bouleverser leur destin. Et pourtant, ce n'est pas peu dire qu'affirmer que je suis globalement allergique à toute forme de mièvrerie un tant soit peu développée ; je me mets donc à la place des lecteurs qui, eux, ne sont pas contre un peu de sentimentalisme : les détails risquent de leur manquer un peu...
Pour résumer, une découverte vraiment très intéressante, d'autant plus que j'avais toujours plus ou moins fui Asimov qui m'effrayait un peu avec ses Robots... On peut dire que je passe désormais à la vitesse supérieure, puisque j'en ai profité pour enchaîner avec Fondation qui traînait sur ma PAL depuis des années lumières!
ps : ne vous fiez pas à cette couverture qui est hideuse, je le reconnais volontiers, mais qui n'est pas celle que j'ai : il existe donc une édition de poche très récente dont l'illustration colle bien mieux et est bien plus esthétique. J'insiste, car je suis la première à regarder d'abord ce qu'il y a sur un livre plutôt que ce qu'il y a dedans!
Et un record! A peine de tout petits quinze jours après l'avoir reçu, et voici déjà l'article... Non, je ne suis pas malade. Je deviens juste raisonnable quand à la gestion de ma PAL !
Il se trouve en plus que j'ai eu grandement raison de me jeter sur lui le plus vite possible, parce qu'il est super biiiien!
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Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l'écart de tous, qui se méfient de son talent. Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde vont l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui semble menacer les derniers hommes...
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Comme beaucoup, j'avais entendu pas mal de bien de Bordage, mais n'avais jamais franchi le pas. Merci les swap!!
J'ai commencé par être un peu effrayée par la taille du roman (je lis des pavés, j'adore les pavés, mais comme j'entre à petit pas dans la SF, j'avais peur de ne pas tenir la distance), mais le premier chapitre a suffit à me convaincre que j'allais passer un très bon moment!
Nous voici donc dès le début en compagnie de Solman, un jeune "donneur", un voyant, pas avec de grosses boucles d'oreilles créoles, une roulotte et une boule de cristal, mais plutôt jeune un peu paumé qui apprend doucement à concilier son don de clairvoyance avec sa vie et le monde qui l'entoure. Mis à l'écart de sa tribu en raison de ses différences, dans sa grande bonté le destin l'a aussi gratifié d'une jambe boiteuse, il se rapproche d'une guérisseuse qui l'amène petit à petit, livre religieux des Anciens à l'appui, à questionner le futur des Derniers Hommes, rescapés de la Troisième Guerre Mondiale.
Je me plongeais pour la première fois dans le post apocalyptique ; j'ai comme tout le monde entendu parler de La route, mais je dois reconnaître que la simple bande annonce m'avait effrayée. Je dois reconnaître que j'ai beaucoup apprécié la façon dont le thème de la fin du monde a été abordé par Bordage : pas de mysticisme débordant, pas plus de religiosité qu'il n'en faut. Bref, comment aborder l'eschatologie en toute simplicité. Et déjà, c'était pas mal!
Le personnage de Solman m'a parfois touchée, parfois agacée ; après lecture intégrale du roman, je pense que cela était fait exprès, s'agissant d'une sorte de roman d'apprentissage, au cours duquel le garçon apprend à gérer son don, son corps handicapé et ses différences au milieu d'un groupe soudé tantôt autour de lui, tantôt contre. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il ne laisse pas indifférent. Les autres personnages sont également très bien brossés ; compte-tenu des relations entre les uns et les autres, des drames, des joies, le récit aurait pu à de nombreuses reprises friser la mièvrerie, or il n'en n'est rien! Tous les sentiments sont présentés avec beaucoup de retenue et de simplicité.
Construit comme une suite de courts volumes originellement, mon édition de ce roman rassemblait en un tome ces aventures : j'ai trouvé quelques longueurs, aux moments des changements de tome à mon avis (je n'ai pas vérifié, et ils ne sont pas indiqués dans l'édition poche). S'il se lit parfaitement à la suite, peut être une lecture divisée, selon les tomes originaux, m'aurait tenue encore plus en haleine.
Je suis en tout cas ravie de cette lecture, et j'en profite pour remercier à nouveau Valunivers pour cette toute bonne idée!!
J'ai déjà apprécié le côté Fantasy épique / chanson de geste : je pensais, à la lecture du résumé, me trouver face à une anecdote parmi bien d'autres de la vie du prince Duncan. Que nenni, si le
récit ne commence pas exactement à la naissance du prince, pourtant il se révèle rapidement couvrir une grande partie de sa vie. Or, il est vrai que c'est un type de récit que l'on ne trouve
finalement (en tout cas parmi mes lectures) pas si souvent, du moins sans que cela prenne quinze tomes et treize mille pages. Bref, nous nous retrouvons donc avec le récit assez étoffé de la vie
d'un héros, le prince Duncan, dirigeant d'un petit royaume de l'île de Nopalep, elle-même au début du récit prise au coeur de manigances, guerres et autres rébellions politiques entre les
différents peuples de l'île.
Ce qui m'amène à un second point que j'ai trouvé appréciable : voici un récit simple, au bon sens du terme, qui ne met pas en scène un univers tout entier menacé par des créatures démoniaques d'un plan inférieur. Tout un univers existe pourtant bel et bien autour de l'île, mais on ne le connaît pas (du moins jusqu'à un certain point, mais j'y reviendrai), et on ne s'en porte étrangement pas plus mal! Personnellement, les intrigues politiques en Fantasy, lorsqu'elles sont bien menées, comme c'est le cas ici, me suffisent parfaitement. Nul besoin d'invoquer trois cents peuples et cinquante mille kilomètres carrés pour mettre sur pied un récit de Fantasy héroïque qui tienne la route! Mais c'est toujours bon de se le voir rappelé sur papier!
L'histoire elle-même est sympathique, et les personnages attachants, ou pas, mais toujours convaincants. J'ai apprécié les intrigues amoureuses, de famille, de "société" qui viennent émailler le récit et le rendre plus vivant. Le personnage de Sail par exemple m'a passablement fasciné. Mais difficile d'en dire plus sans gâcher le suspense!
J'ai trouvé cependant quelques points qui m'ont moins convaincue. Je commencerai avec ce fameux univers auquel appartient Nopalep et qui restait pour moi très bien où il était, c'est à dire dans
les ténèbres ; je m'explique, sans donner trop de détails : l'auteur à un certain moment rattache l'île de Nopalep à une certaine Histoire, et j'ai trouvé que non seulement ça n'était vraiment
pas utile, mais qu'en plus cela tombait un peu comme un cheveu sur de la soupe.