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12/07/2010 : Polynesia, Jean-Pierre Bonnefoy 21/06/2010 : Serpentine, Mélanie Fazi 18/06/2010 : Expéron, Hélène Cruciani 16/06/2010 : Idhun, Laura Gallego Garcia 21/05/2010 : Le voyage de Haviland Tuf, George R.R. Martin 03/05/2010 : Janua vera, Jean-Philippe Jaworski 29/04/2010 : Fondation, Isaac Asimov 23/04/2010 : La fin de l'éternité, Isaac Asimov 06/04/2010 : Les derniers hommes, Pierre Bordage 24/03/2010 : Sang d'Irah, Claire Panier-Alix
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Polynesia, Jean-Pierre Bonnefoy 
Par Craklou le 12/07/2010 à 15:06

Au risque de passer pour une sombre cruche, je dois bien avouer que les seules connaissances que j'ai pu acquérir sur la Polynésie, je les dois à Koh-Lanta... Je reconnais volontiers que c'est un peu dommage. Intriguée plus d'une fois par cette étrange civilisation et ses îles paradisiaques, c'est donc avec entrain que je me suis lancée dans le partenariat avec Babelio pour recevoir ce roman de SF.

 

 

polynesia-.jpg

 

 

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Il y a 2000 ans, après un tsunami, Ta'aroa, à bord d'une grande pirogue de voyage guidée par les dieux, engage son peuple dans une quête hasardeuse : découvrir une île perdue dans le plus vaste océan de la Terre. De nos jours, Alpha et son compagnon voguent sur le Pacifique avec leur voilier, le Toa Marana. Ils quittent Tahiti pour la mythique Bora Bora. Mais pour quelle raison mystérieuse font-ils soudain cap sur Apataki, un atoll isolé des Tuamotu? Au 51e siècle, les humains vivent à bord de vaisseaux stellaires qui ont essaimé dans la galaxie. AngKor, Agent communicateur, est un jour chargé de transporter des informations sur le peuple polynésien. Il fera une découverte qui pourrait bouleverser l'avenir de l'espèce humaine. Passé, présent, futur... Soumis aux maîtres du temps, Ta'aroa et AngKor, séparés par des centaines d'années-lumière, finiront-ils par se rejoindre? Alpha pourrait-elle se perdre dans une mémoire qui n'est pas la sienne?

"

 

 

Quand j'ai commencé à lire ce roman, le temps extérieur oscillait entre pluies diluviennes et canicule à peine supportable : c'est dire si dès les premières pages l'environnement paradisiaque du roman avait tout pour me faire oublier le monde réel. Et je dois reconnaître que c'est une qualité que l'on retrouve tout au long de la lecture : ce roman est tout simplement un appel au voyage de la part d'un auteur qui sait décrire les lieux de façon véritablement magique. 

La toute première partie du récit met en scène une tribu que l'on pourrait qualifier d'ancestrale, plongée dans de banales difficultés tribales. Rapidement pourtant le suspense s'installe. Puis, viennent se greffer à ces chapitres d'autres héros de notre présent, mais aussi du futur, qui tous vont se retrouver mêlés de près ou de loin au mystère qui baigne ces terres orientales. Si l'on peut parfois reprocher la complexité de la narration, pourtant les différentes histoires s'imbriquent peu à peu, et aident le lecteur à s'y retrouver dans un univers où tout finit par se mêler. La fin, assez attendue, reste pourtant cohérente avec le reste du récit, et répond à des nombreuses questions tout en en soulevant de nouvelles. D'autres tomes doivent être à l'oeuvre.

Les personnages sont bien décrits et très crédibles, certains m'ayant semblé plus sympathiques que d'autres, mais c''est le jeu du nombre...

 

Un reproche enfin : la longueur. J'ai à plusieurs reprises peiné un peu sur de longues descriptions, ou des chapitres plus lents que d'autres. Reconnaissons le, il faut avoir le courage d'affronter ces 700 et quelques pages.

 

En bref, un roman sympathique, qui ne m'a pas totalement emballée du point de vue de l'intrigue, mais m'a permis de passer d'agréables moments dans ces îles paradisiaques. A recommander pour de très longues soirées d'hiver !

 

 

Merci encore à Babelio et aux éditions Buchet Chastel !

 

 


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Serpentine, Mélanie Fazi 
Par Craklou le 21/06/2010 à 13:46

En retard, voici la récap' du livre de mai made in le Cercle d'Atuan mais ça n'est pas complètement ma faute, d'abord je l'ai oublié en partant en vacances, puis j'ai mis six jours à le retrouver sous une pile de bazar à mon retour...) ; comme en plus j'ai un peu traîné la pâte pendant la lecture, ça fait un presque mois de décalage... Mieux vaut tard que jamais qu'ils disaient...

 

 

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Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier. Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule

"

 

 

Après une première incursion dans le monde fabuleux des nouvelles, voilà que les mêmes Atuaniens m'ont offert un deuxième petit tour dans ce genre littéraire que je n'avais guère l'habitude de pratiquer. 

Disons le franchement, la première expérience fut bien plus réussie que la seconde...

 

Ce n'est pas que ce recueil soit mauvais : le style de la narration est très prenant, et j'avoue avoir vraiment accroché aux petites phrases et autres expressions à de nombreuses reprises.

 

Malheureusement, mon engouement est rapidement tombé à plat. Car à part ce style très agréable à lire, je n'ai vraiment pas été convaincue par les différents récits. Quoique certaines nouvelles m'aient relativement convaincue (Serpentine, ou encore Ghost Town Blues), non seulement la majorité des autres m'a plutôt ennuyée, et par ailleurs j'ai eu à chaque nouvelle lecture une impression de plus en plus affirmée de déjà vu. Le mal être, la déprime et la mort, je veux bien, mais cinq ou six fois de suite, ça devient fatiguant...

 

Je nuancerai mon propos en ajoutant que la période à laquelle j'ai lu ce recueil n'était peut être pas la plus propice à ce genre de littérature, mais j'ai été malgré tout fort déçue : j'avais lu à plusieurs reprises des critiques somme toute bien meilleures que la mienne de cet ouvrage, et par ailleurs je savais son auteur plutôt réputée dans son domaine. 

Pour rattraper tout ça, si vous avez d'autres idées lectures de Fazi plus susceptible de me plaire, je serai ravie de réviser mon opinion !!


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Expéron, Hélène Cruciani 
Par Craklou le 18/06/2010 à 13:03

De temps à autres, j'aime me sortir de mon univers Fantasy/SF/romans historiques/Polar, même si ça fait déjà un univers assez vaste.

L'un des avantages des partenariats auxquels nous avons accès est de nous permettre de découvrir des romans sur lesquels on ne se serait pas arrêtés en libraire.

Pour ce partenariat-ci par exemple, cela a vraiment été le cas, et en l'occurence c'est tant mieux !!

 

 

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Ange est un petit garçon étrange. A dix ans, il ne sait ni lire, ni parle. Comme si l'aridité des mots l'avait poussé à se réfugier dans les bras grands ouverts de l'image.

Son arrivée en neurologie pour une ultime consultation emplit le docteur Sollow d'espoir. Et si Ange était l'atout qu'il attendait pour relancer ExpERON, cet ambitieux projet de recherche qui lui tient tant à coeur ? Très vite le garçonnet l'accapare, l'obsède. A tel point que Sollow en oublie l'autre, l'enfant que sa femme, Annabel, désire plus que tout au monde. 

Elle a pourtant trente-huit ans, l'âge où le temps presse. Que se passera-t-il si elle n'obtient pas le diplôme l'autorisant à procréer ? A cette question-là, le brillant chercheur donne une bien mauvaise réponse...

"

 

 

Entendons nous bien ; Expéron est un roman de science-fiction. Si j'ai d'abord pensé qu'il ne rentrait pas dans mon petit univers bien compartimenté, c'est parce que le résumé que j'en avais lu rapidement ne m'avait pas semblé du tout y faire référence.

Il se trouve qu'en fait si. Dans un futur relativement proche, la maternité est devenue une "chose sérieuse". Il faut désormais passer un diplôme pour obtenir le droit d'être de futurs parents. C'est donc un univers à la fois repoussant et fascinant. Au travers de plusieurs personnages aux destins contradictoires, nous sommes amenés par cette lecture à réfléchir sur les diverses problématiques que soulève l'enfantement ; et sur ce point j'ai trouvé ce roman très réussi. 

 

Pour ce qui est des trajectoires individuelles des personnages principaux, j'ai été un peu moins convaincue ; j'ai en effet trouvé souvent peu réalistes leurs réactions, surtout lorsqu'il s'agit de leurs relations les uns avec les autres.

 

Le style de la narration est en revanche très agréable à lire, très fluide et dynamique : une fois plongée dans le roman, je l'ai dévoré, très vite, impatiente que j'étais de connaître la suite des évènements. 

 

C'est donc une découverte très sympathique que j'ai faite grâce à Blog-o-Book et aux éditions Griffe d'encre que je remercie très chaleureusement!

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Idhun, Laura Gallego Garcia 
Par Craklou le 16/06/2010 à 10:55

Comme vous devez le savoir maintenant, je ne lis pas souvent le lecture jeunesse, parce que les superhéros qui sauvent le monde à 6 ans et demi, je dois reconnaître que ça me fatigue. Je suis pourtant consciente que cette logique implacable doit m'amener à faire des bêtes impasses. Alors, obéissant aux règles que j'ai imposées à certains d'entre vous, de même que je me suis poussée à me mettre aux nouvelles, lorsque les Editions Bayard m'ont contactée pour me proposer leur nouvel ouvrage jeunesse, de même j'ai saisi l'occasion de tester à nouveau ce type de littérature.

 

 

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Le jour où survient la conjonction astrale des trois soleils et des trois lunes, Ashran prend le pouvoir sur Idhun. Un guerrier et un magicien, exilés de cette planète, organisent la Résistance.

Leur objectif : renverser Ashran et ses alliés, de redoutables serpents ailés. Or, Ashran a envoyé sur Terre Kirtash, mi-homme mi-serpent, en lui donnant pour mission de tuer deux adolescents, Jack et Victoria. Sauvés par la Résistance, ils découvriront qu’un lien mystérieux les unit au monde d’Idhun…

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A en lire les récentes critiques, Idhun c'est à la fois le nouveau Harry Potter, mais également le nouveau Eragon. En gros, passez moi l'expression, c'est du lourd!! Moi, de mon petit côté, je n'ai lu ni les uns, ni les autres (bouh la vilaine), mais j'ai vu quelques HP à droite à gauche, et le premier Eragon, sans avoir été franchement convaincue. Raison de plus pour juger ce petit dernier de façon la plus objective possible.

 

Déjà, sans que ça ait un grand rapport avec le texte qu'il contient je vous l'accorde, les éditions Bayard Jeunesse ont fait fort au niveau du packaging! J'ai en effet reçu un exemplaire de leur série limitée, numéroté et tout et tout, bien conservé au chaud dans son petit coffret, et même accompagné de deux badges. Si la série reçoit tout le succès qu'on lui prédit, j'imagine sans peine les yeux brillants de mes petits enfants dans 50 ans quand je leur montrerai ce trésor...  Trêve de plaisanterie, bien sûr, cela ne change rien au récit, mais c'est la classe de recevoir un colis comme ça, et c'est d'autant plus sympa de la part de la maison d'édition de nous avoir envoyé ces exemplaires qu'ils ne s'adressent pas au public ciblé.

 

Sur ce, venons en au fait! Idhun, c'est l'histoire de deux préados que le destin précipite au coeur d'intrigues venues d'un autre monde. Deux préados que personne n'avait préparé à ce destin, dont l'entourage familial ignorait (presque) tout de leur fabuleuse prédestination. C'est pas le scénario le plus original qui m'ait été donné de lire, mais si on accepte le parti pris d'origine, ça reste plutôt cohérent, mis à part un ou deux détails qui m'ont un peu chatouillée, mais rien de bien terrible. En tout cas, cela m'a semblé bien moins cliché que le premier tome cinématographique d'Eragon par exemple. L'intrigue se déroule de façon assez fluide, et je ne me suis pas ennuyée. Tout cela est bercé par un style simple, mais assez efficace ; tout à fait accessible pour des "jeunes", il ne donne pas non plus l'impression d'être destiné à des 7-8 ans, comme c'est parfois le cas. 

 

Les personnages sont très caricaturaux. Un petit jeune qui débarque, qui ignore tout et ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui, mais qui est pourtant doté depuis la naissance d'un don qui passe difficilement inaperçu ; les deux compères qu'il rencontre par hasard et avec qui il va rapidement s'associer ne sont rien moins qu'un magicien et un prince. Si si, je vous assure. En revanche, Victoria remonte considérablement le niveau (sauf lorsqu'elle se morfond dans ses états d'âmes adolescents), tout comme l'Ennemi (avec un grand E) : enfin un méchant à la hauteur, qui sort des clichés auxquels on pourrait s'attendre (comment, il ne s'agit pas d'un vilain seigneur sorcier qui ne fait que torturer ses paysans pour devenir l'homme le plus puissant du monde... Hin, pourquoi pas immortel aussi ?...), même si on préssent à la fin du tome que ça pourrait bien tourner comme cela plus loin finalement (que ceux qui ont lu comprennent, pour les autres je ne veux pas spoiler!). Même si les liens qui se développent entre Victoria et le Grand Méchant m'a semblée un peu abrupte au départ, finalement ça m'a semblé assez crédible ensuite, et je vous avoue que ça a redonné du piquant à ma lecture qui commençait à s'essouffler un poil!

 

Un point négatif pour la fin en revanche, que j'ai trouvé parfaitement téléphonée dans les cinquante dernières pages, et pour le coup assez cliché ; en tout cas, pas à la hauteur du reste du roman. 

 

 

En bref, je ne me jetterai pas sur le second tome comme si c'était une paire de chaussures (mon péché mignon...), mais si j'ai l'occasion de l'emprunter à quelqu'un ou à la bibliothèque, je serai malgré tout contente de savoir ce qu'il se passe ensuite dans ce royaume d'Idhun. Pour celles et ceux qui seraient en revanche à la recherche d'un cadeau pour la petite cousine, je pense qu'il s'agit d'une bonne idée lecture. 

 

 

Merci encore aux éditions Bayard de m'avoir fait découvrir cette nouvelle série!

 

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Le voyage de Haviland Tuf, George R.R. Martin 
Par Craklou le 21/05/2010 à 13:42

La série du Trône de fer fait incontestablement partie de mon top 3 des livres de tous les temps. Eh oui, carrément. L'auteur étant malheureusement plongé dans une foultitude de tâches retardant la sortie du prochain tome, il m'a fallu me rabattre sur une autre de ses oeuvres, pour ne pas ressentir un manque trop cruel. (Et aussi, et même surtout, je ne voulais pas avoir fait un déplacement pour rien à la bibliothèque qui signalait en rayon un roman pour lequel je m'y suis précipitée, lequel roman s'est avéré sur place introuvable en rayon, et je tairai par excès de morale les mots qui me viennent encore à l'esprit à l'évocation de ces deux heures de trajet PERDUES).    

 

Bref, je me suis ruée sur Haviland Tuf comme la misère sur le pauvre monde, d'autant que j'en avais entendu quelques critiques plutôt sympathiques.

 

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" Qu'est ce que vous faites ? Je cherche les jouets que Dévastation égarés. Je perds du sang, nos réserves d'air s'amenuisent et vous, vous cherchez les jouets du chat ? " Haviland Tuf est un honnête marchand interstellaire qui apprécie les chats. A la suite d'une rencontre fortuite avec un groupe de mercenaires, il se retrouve en possession de l'Arche, un gigantesque vaisseau long de trente kilomètres abandonné mille ans plus tôt. Arme de guerre ultime créée par les éco-scientifiques de l'ancienne Terre, le vaisseau contient à son bord les technologies génétiques capables de bouleverser les écosystèmes de planètes entières... En compagnie de ses chats et des créatures nées de ses cuves de clonage, Haviland entame un long périple galactique.

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Rien à voir avec ma série favorite, si ce n'est peut être un sens de l'humour plus que drôle et un style plus que bon ; Haviland Tuf est un récit complètement décalé et superbement amusant. Pas la moindre once de sérieux et de fatalité qui composent le Trône de fer, mais que les fans se rassurent, on retrouve la griffe de Martin, tant soit peu.

La première partie, pendant laquelle Haviland Tuf (déjà, qu'est ce que c'est que ce nom ?) entre en possession de l'Arche "par hasard", m'a procuré un certain sentiment de délectation. Les réparties de Tuf sont vraiment drôles, les situations toutes plus loufoques les unes que les autres, et pourtant très prenantes. On aime Haviland Tuf, un peu contre son gré, car le personnage n'a pas grand chose de sympathique, et on ne peut s'empêcher d'en faire un héros malgré soi (et malgré lui). 

La suite est parfois un peu tirée par les cheveux, et pas d'une logique à toute épreuve, c'est vrai. Néanmoins, une fois qu'on a fait son deuil de sa logique cartésienne, qu'est ce qu'on s'amuse. Sans aller jusqu'à dire que j'ai ri à gorge déployée, franchement les répliques et aventures de Tuf sont tout à fait divertissantes, surtout sur le trajet du boulot. Un peu d'air frais dans une journée pluvieuse, c'est pas du luxe (à l'époque, c'est à dire il y a trois jours il pleuvait. Si, je vous assure).

Un roman qui ne casse pas des briques, si ce n'est dans la construction physique et morale du personnage principal, mais qui franchement met du baume au coeur, et un sourire sur les lèvres : et finalement, c'est déjà pas mal non ?

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Janua vera, Jean-Philippe Jaworski 
Par Craklou le 03/05/2010 à 10:59

La lecture du mois du Cercle d'Atuan, et un gros gros gros coup de coeur !!

 

 

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Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain...

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Voici un recueil de nouvelles qui m'a grandement emballée, bien que les nouvelles ne soient pas trop ma tasse de thé. D'une logique implacable, je pensais sans doute à tort que 30 pages d'un récit mauvais, c'est déjà beaucoup trop, alors que 30 pages d'un chef d'oeuvre, c'est vraiment trop court. Oui, mais non. Ici, je me suis surprise plusieurs fois à juger de la longueur des nouvelles, et à reconnaître que ce format leur convient parfaitement. C'était donc un grand pas pour moi, ce qui me permets entre parenthèses d'entamer mon challange la Fantasy pour les Nuls avec la (re) découverte de ce format de lecture. Grand pas que je réitérerai à loisir, cela va sans dire, puisque j'ai été comblée par ce principe de petits contes. Il ne me reste donc plus qu'à étudier si c'est la plume de Jaworski qui a su à elle seule me rendre ce format sympathique, ou si j'étais juste une andouille bornée... A suivre...

 

Pour un petit bilan de fond, je dirai en quelques mots que l'ambiance générale du recueil m'a subjuguée. Souvent sombre, mais toujours poétique (médiévale donc :-) )elle nous entraîne à travers divers récit dont la teneur en elle-même m'a plus ou moins plu, mais qui finalement n'importe pas tant que cela, dans la mesure où l'on prend un plaisir suprême dans la description de lieux, des émotions, des personnages, des sensations : j'ai rarement été aussi séduite par l'univers du récit. On vit véritablement ces batailles, ces villages, ces forêts, ces temps reculés... Médiéviste fana devant l'éternel, je ne trouve que rarement des descriptions romanesques qui sachent transcrire au plus près cette ambiance que les sources historiques nous ont laissé entrevoir. Chapeau bas Mr Jaworski.

 

Quant aux récits, dont je donnerai un court avis un tout petit peu plus bas, j'ai grandement apprécié leur style, fluide, envoûtant, assez contemplatif, mais pas ennuyant pour deux sous. Les évènements qui s'y déroulent ne sont pas tous d'égale facture, sans pour autant jamais gâcher le plaisir de la lecture!

Janua vera : nouvelle liminaire, elle donne à merveille un rapide aperçu du recueil : tout y est sombre, silencieux, quelque peu angoissant, presque fantastique. Voici donc l'histoire d'un roi troublé par un incessant cauchemard, prélude à la chute d'un royaume qui de toute part s'effondre? Un vrai coup de coeur dès le début de la lecture.

Mauvaise donne : voici le récit d'un assassin mêlé de trop près à des intrigues politiques qui rapidement le dépassent. Nouvelle la plus longue, de très loin, du recueil, elle m'a paru parfois longuette, bien que le début soit absolument entraînant. Héros d'un roman à part entière du même auteur, je pense retrouver bientôt ce fanfaron bien italianisant.

Le service des dames : un récit courtois comme on en trouve des centaines dans les chansons de gestes médiévales. A ceci près que la demoiselle en détresse pourrait se révéler plus rusée que prévu... Mais ce sera sans compter la bravade du preux chevalier... Sympathique récit, qui n'a pas reçu ma préférence, mais se laisse découvrir avec plaisir.

Une offrande très précieuse : la nouvelle que j'ai le moins appréciée, ou la rédemption d'un vieux guerrier poursuivit par d'anciens démons... Mais une description des lieux particulièrement envoûtante!

Le conte de Suzelle : un coup de coeur également, bien que je ne me sois rendue compte qu'à la fin à quelle point j'avais lié ma propre lecture au destin de Suzelle. Très émouvante, elle m'a laissée triste, et pourtant le coeur léger.. Un vrai petit bijou!

Jour de guigne : la nouvelle rigolotte du recueil. Avis à tous les amateurs de Pratchett, vous allez vous régaler, parole d'Atuaniens! ou comment un mauvais sort illustre à la perfection la bien connue loi de Murphy!

Un amour dévorant : assez contemplative et énigmatique, angoissante même à l'occasion, voici une nouvelle que j'ai dévorée, impatiente de savoir ce qu'il en était de ces deux fantômes que l'on entend errer à la poursuite de la plus belle demoiselle qui soit. Et une fin parfaitement trouvée!

Le confident : un saut au sein du clergé du Désseché, tout puissant à s'occuper du royaume des morts. Je ne l'aurais peut être pas placée à la toute fin du recueil, mais elle laisse tout de même une impression suffisamment (agréablement) oppressante pour que je m'en souvienne longtemps!

 

A vos bibliothèques !!

 

 

11j23oo    Fantasypourlesnuls

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Fondation, Isaac Asimov 
Par Craklou le 29/04/2010 à 13:36

Et non, après La fin de l'éternité, je n'en avais toujours pas eu assez... (en fait j'avoue, Fondation se trouvait sur ma PAL depuis bien un an, et j'en ai profité pour le resortir à cette occasion, mais chuuuut...).

Depuis le temps que l'on ne m'en disait que du bien, j'avais pourtant[...]

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La fin de l'éternité, Isaac Asimov 
Par Craklou le 23/04/2010 à 10:29

Mon deuxième roman du swap eternal SF, qui me faisait de l'oeil depuis quelques jours et que j'ai décidé d'attraper en haut de ma bibliothèque sur un coup de tête l'autre matin, bien qu'il n'ait pas passé le temps réglementaire PALesque réservé à la plupart des nouveaux venus...

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[...]

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Les derniers hommes, Pierre Bordage 
Par Craklou le 06/04/2010 à 10:05

Et un record! A peine de tout petits quinze jours après l'avoir reçu, et voici déjà l'article... Non, je ne suis pas malade. Je deviens juste raisonnable quand à la gestion de ma PAL !

Il se trouve en plus que j'ai eu grandement raison de me jeter sur lui le plus vite possible, parce qu'il[...]

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Sang d'Irah, Claire Panier-Alix 
Par Craklou le 24/03/2010 à 09:00
Lorsque Livraddict a proposé ce partenariat, j'y ai vu l'occasion de me sortir de mes cycles de Fantasy favoris, et de lire un roman "seul". Ce petit challenge personnel s'est révélé une assez bonne idée!


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Le valeureux prince d'Irah en proie aux tourments de la guerre et de l'amour.
Sur[...]






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