Planète SF
Planet accueillant les sites Francophones sur la Science Fiction, le Fantastique et la fantasy
  • Accueil
  • Archives
  • Statistiques
  • Inscription
  • Forum
  • Blog
  • Prix PLanète SF
  • Contact

Bienvenue à tous les passionnés de : SF Fantasy Fantastique Livres BD Cinèma
 

Abonnement

  • feed  Fil de tous les articles
  • Identica Nous suivre sur Identica
  • Twitter Nous suivre sur Twitter

Membres

  • feed Abettik
  • feed Acta Est Fabula
  • feed Alias
  • feed Anudar
  • feed ArcheoSF
  • feed Armurerie de Tchekhov
  • feed Arutha
  • feed BiblioMan(u)
  • feed Blabla
  • feed Brize
  • feed Cédric Jeanneret
  • feed Camille Baurin
  • feed Cerise
  • feed Charbon & Ether
  • feed Chemins de Khatovar
  • feed Craklou
  • feed Destination Futur
  • feed Efelle
  • feed Elessar
  • feed Génération sf
  • feed Giraud Larcher
  • feed Gizeus
  • feed Gromovar
  • feed Henri Bademoude
  • feed Impromptu
  • feed InFamous
  • feed Ionah
  • feed Isil
  • feed lael
  • feed Les Peuples du Soleil
  • feed Les singes de l'espace
  • feed Lionel Davoust
  • feed Lorhkan
  • feed Lune
  • feed Maêlle Thaëmiss
  • feed Maëlig
  • feed Murmures d'AC de Haenne
  • feed Nébal
  • feed Naufragés Volontaires
  • feed Palabres éclectiques
  • feed Papa Fredo
  • feed Plume
  • feed Quadrant Alpha
  • feed RSF Blog
  • feed Russkaya Fantastika
  • feed Sébastien Juillard
  • feed Shaya
  • feed Spocky
  • feed Thom
  • feed Tigger Lilly
  • feed Traqueur Stellaire
  • feed Valunivers
  • feed Xapur

Participer

  • meta  Ajouter votre blog
  • meta  Administration

 

Filtrer les articles :     Articles du jour   -   Articles de la semaine   -   Articles du mois   -   Tous les articles

Accès rapide aux derniers articles de la page

  • 19/06/2013 : Nouvelle gratuite : L'ouragan de Jean-Marc Ligny
  • 19/06/2013 : [BD] L'Homme truqué de Serge Lehman et Gess
  • 19/06/2013 : Débat « Romans d’aventure, plaisir de lire » aux Imaginales 2013
  • 19/06/2013 : ArchéoSF fête ses 2 ans : vous êtes invités
  • 19/06/2013 : Souvenir implanté
  • 19/06/2013 : Ordalie
  • 18/06/2013 : Entretien sur Unwalkers autour de Léviathan : Le Pouvoir
  • 18/06/2013 : Roture ennoblie
  • 18/06/2013 : Superman : Red Son, de Mark Millar, Dave Johnson et Kilian Plunkett
  • 18/06/2013 : "Douze Cordes"
Page suivante »
 

Nouvelle gratuite : L'ouragan de Jean-Marc Ligny

Par Gromovar le 19/06/2013 à 10:42 Voir l'article

Avec cette courte nouvelle, écrite il y a plus de 10 ans et téléchargeable gratuitement sur le site de L'Atalante, JM Ligny prouve, s'il en était besoin, qu'il est le Français qui parle le mieux du réchauffement climatique et de ses conséquences.

Dans un décor, aujourd'hui magnifique, ravagé par la montée des eaux, Ligny conte une histoire crépusculaire et triste, rendue plus tragique encore par les souvenirs qu'amènent le nom de Porquerolles.

Bienvenue dans un monde où on pourrait réécrire « Le vieil homme et la mer » en n'y mettant qu'une dorade.

L'ouragan, Jean-Marc Ligny

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Retour au sommaire
 

[BD] L'Homme truqué de Serge Lehman et Gess

Par Lune le 19/06/2013 à 09:08 Voir l'article
Le pitch :
L‘homme truqué est une très libre adaptation du roman éponyme de Maurice Renard paru juste après la Première Guerre mondiale et dont l’argument est le suivant : le 27 mai 1918, le lieutenant Jean Lebris, grièvement blessé au visage lors d’un assaut sur le Chemin des Dames, est kidnappé par une mystérieuse organisation qui teste sur lui un système expérimental de vision électrique. Relâché six mois plus tard près de Paris, Lebris, défiguré, terrorise la population des faubourgs et devient une sorte de légende urbaine  : l'Homme truqué. 

Mon avis :
Adapté librement du roman éponyme de Maurice Renard, L'Homme truqué de Serge Lehman au scénario et Gess à l'image, est publié chez L'Atalante. La BD raconte des événements se déroulant avant La Brigade chimérique, ce qui tombe bien puisque je ne l'ai pas encore lue, elle m'attend sagement sur une étagère !

Un homme, Jean Lebris, est enlevé sur le champ de bataille, alors qu'il vient de perdre la vue. Des
scientifiques vont le soumettre à des expériences portant sur la vision "électrique". Quelques mois plus tard, une créature mystérieuse, surnommée l'homme truqué, sème la panique dans la banlieue parisienne.

Ce récit, comme en témoigne la superbe couv' de Gess avec ce "stratogyre", fait partie du genre que j'ai plaisir à découvrir en ce moment, le steampunk. Il y est question de Marie Curie, de superscience, de technologies expérimentales étonnantes.

Si le dessin de Gess m'a beaucoup plus pour ce qui est des décors et du fameux stratogyre, ainsi que de la vision électrique, j'apprécie beaucoup moins (mais c'est personnel) les visages sévères qu'il nous propose.

L'histoire est plutôt angoissante et donc réussie, mais un peu courte pour moi. Il faut dire que le roman de Maurice Renard est en fait une nouvelle. Elle est d'ailleurs libre de droit et je m'y suis plongée après avoir terminé la BD ! Effectivement c'est une adaptation très libre que nous présente Serge Lehman.

Pour résumer, L'Homme truqué est un bel objet, avec une histoire intéressante, mais un dessin qui m'a parfois, au niveau des visages, déplut, mais que j'ai aimé pour les décors et la technologie rétro. Une lecture sympathique, à combiner avec la nouvelle de Maurice Renard que j'ai lue juste après (chronique bientôt !), et certainement avec la découverte de La Brigade chimérique.
Une BD steampunk sympathique.

Retour au sommaire
 

Débat « Romans d’aventure, plaisir de lire » aux Imaginales 2013

Par Lionel Davoust le 19/06/2013 à 09:00 Voir l'article
Affiche Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

Affiche Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

Ce débat organisé dans le cadre des Imaginales 2013 rassemblait :

  • Adrien Tomas
  • Laurence Suhner
  • P.-J. Hérault
  • Lionel Davoust

sur le thème du roman d’aventure, et était modéré par Carole Ecoffet.

L’enregistrement réalisé par ActuSF est écoutable en ligne, ou bien téléchargeable directement sur ce lien.

Retour au sommaire
 

ArchéoSF fête ses 2 ans : vous êtes invités

Par Gromovar le 19/06/2013 à 07:41 Voir l'article



Qu'on sache qu'ArchéoSF, qui, comme son nom l'indique, retrouve et publie des perles oubliées de la SF, fête ses deux ans d'existence.

A cette occasion, un livre numérique est offert, et seize sont proposés à 0,99 seulement.

Enjoy !
Retour au sommaire
 

Souvenir implanté

Par Gromovar le 19/06/2013 à 07:28 Voir l'article

Les petites anthologies qu’on ramène des festivals sont avant tout des bons souvenirs matérialisés. Que dire alors de ces "Coups de cœur des Imaginales", souvenir d’un festival auquel je ne suis jamais allé ? Epinal, c’est loin, en distance, en temps, en argent.

Et bien, comme on le dit des anthologies comparables : « Ya du bon et du moins bon dedans ».
Sont réunis ici les dix auteurs ayant reçu, ces dix dernières années, le « Coups de cœur » décerné par les Imaginales à un auteur prometteur en voie de confirmation. Au vu des noms rassemblés - Thierry DI ROLLO, Jérôme CAMUT, Erik WIETZEL, Rachel TANNER, Mélanie FAZI, Jean-Philippe JAWORSKI, SIRE CÉDRIC, Charlotte BOUSQUET, Lionel DAVOUST, Samantha BAILLY - le jury des Imaginales a incontestablement eu du nez.

Disons quelques mots de ce que j’ai vraiment aimé :

Jérome Camut offre avec « Le secret du Parsigou » une courte nouvelle, drôle et piquante, dans un petit village à l’écart de tout, qui rappelle le travail de René Fallet.

Mélanie Fazi propose « Trois renards ». Encore une nouvelle qui met la musique au centre, mais pas seulement. Onirisme, passion, tristesse, le ton de Mélanie Fazi est toujours juste, posant une impression après l’autre sur la toile d’une œuvre romantique au meilleur sens du terme.

Avec « Profanation », Jean-Philippe Jaworski retourne dans le Vieux Royaume d’avant les évènements de Gagner la guerre. C’est toujours le même plaisir de retrouver l’écriture baroque de Jaworski. Il met ici en lumière un détrousseur de cadavres, gouailleur et roué, qui trouve plus fort que lui. Un bonheur de lecture.

« Elixir », de Samantha Bailly, est une nouvelle trop courte au vu de l’univers dans lequel elle prend place, univers sur lequel on voudrait vraiment savoir plus. J’espère de futurs développements.

Il y a aussi, dans le recueil, une nouvelle qui ne risque pas de me réconcilier avec un genre que je trouve absurde ; nouvelle dans laquelle on se permet même de citer Arendt en oubliant que dans un aphorisme il ya du sens derrière la lettre.

Les coups de cœur des Imaginales, Anthologie

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Retour au sommaire
 

Ordalie

Par Gromovar le 19/06/2013 à 06:52 Voir l'article

"Le jugement de Dieu", tome 3 de la série Le dernier cathare, est un tome de transition. Trente ans environ après les évènements narrés dans les deux très bons premiers volumes, Escartille de Puivert, le troubadour au centre du récit est devenu Parfait. Pensant que c’est pour le mieux, il a enfoui et oublié le secret qui a mis en branle les évènements. Mais le monde ne s’arrête pas pour lui, et il doit reprendre ses responsabilités.

Alors que la Croisade des Albigeois fait rage depuis des années et s’achemine vers son effroyable conclusion, l’action de ce tome est peu soutenue. Elle consiste essentiellement en un procès en Inquisition (et les évènements autour) qui donne lieu à une dispute théologique sur le catharisme.

Malgré l’intérêt de la chose, cela donne, sur un support BD, une action un peu statique, et je ne suis pas sûr que le média BD avec ses petites bulles soit le plus adapté à de longs développements théologiques. Je crois qu’on y perd des deux cotés.

Sur le plan du dessin, si les décors sont toujours très beaux, les visages me semblent moins réussis qu’avant, et de plus la scène de fuite, à la fin, est bien confuse.

Plus qu’un tome, à Montségur, pour conclure. Espérons qu’il retrouvera la qualité des deux premiers.

Le dernier cathare t3, Le jugement de Dieu, Delalande, Lambert
Retour au sommaire
 

Entretien sur Unwalkers autour de Léviathan : Le Pouvoir

Par Lionel Davoust le 18/06/2013 à 09:00 Voir l'article
Couv. service artistique Seuil d'après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

Beaucoup de retombées en ce moment autour des dernières publications, Léviathan : Le Pouvoir, Elfes et Assassins et « Derrière les barreaux ». Un nouvel entretien à signaler, autour de  Léviathan : Le Pouvoir, cette fois, sur le site Unwalkers. 

J’ai trouvé ce dernier tome, hyper puissant, serait-il la valeur ajoutée des 2 tomes, ou bien les deux premiers tomes seraient il le chemin pour accéder au graal ?

Les deux. Un récit de cette longueur accumule nécessairement de l’élan et de l’énergie jusqu’au bouquet final, dont on espère (quand on est l’auteur) et exige (quand on est lecteur) qu’il vienne éclairer tout le chemin parcouru avec ces personnages, et le justifie. Après, même si j’avais planifié toute la trilogie avant d’écrire la première ligne du premier volume, l’histoire a connu quelques déviations en cours de route, suggérées par les personnages eux-mêmes. Entre chaque livre, j’ai pris le temps de réfléchir à ce qui, à mon sens, avait plus ou moins fonctionné, ce que je pensais avoir plus ou moins réussi, et de recueillir le ressenti des lecteurs pour voir ce qui avait bien reçu, bien compris, et ce que je pouvais travailler davantage ou améliorer sur le volume suivant.

L’intégralité de l’entretien se trouve sur cette page ; merci à Unwalkers pour son « coup de coeur » !

 

 

Retour au sommaire
 

Roture ennoblie

Par Gromovar le 18/06/2013 à 08:15 Voir l'article

Dans "Les millionnaires de la chance", les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, ces spécialistes traditionnels des classes dominantes, s’intéressent à ces gens, très peu nombreux, qui entrent dans la richesse par le biais d’un coup du sort, un gros lot au Loto ou à l’Euromillion.

Comment vivre un événement qui change de manière drastique et définitive la vie ? Comment gérer une rupture, un passage sans retour du même type que celui qui fait la Noblesse d’Etat ? Comment gérer une situation rêvée, mais improbable, qu’aucune éducation n’a pu préparer (alors que les Héritiers sont préparés toute leur vie à hériter et à légitimer l’héritage) ? Lorsqu'on s'enrichit autant, devient-on un riche ou un pauvre qui a de l'argent ?

L’enrichissement, colossal et soudain, change tout ce qui faisait l’univers des gagnants. Lieu d’habitation, mode de vie, activité professionnelle, loisirs, relations, familles et amis, tout ou presque change après le gain. En partie de manière volontaire, en partie de façon subie. Le gagnant change, la manière dont les autres, tous les autres, interagissent avec lui aussi (les banquiers notamment se métamorphosent de manière irrésistible).

Les sociologues montrent combien il est difficile de « devenir riche » dans la plupart des cas. Ils montrent que ça prend du temps, et que le changement ne sera jamais complet. Comment évoluent les rapports avec la famille, les amis ? Quelles sont les « obligations » de don ? Comment gérer aussi les contradictions entre ses valeurs et sa situation ? On voit bien qu’une intégration réussie dans son milieu social facilite la transition et qu’une générosité de bon aloi, mais qu’il est nécessaire de calibrer au millimètre, aussi.

Le capital économique acquis permet bien des choses mais n’amène avec lui ni capital culturel ni capital social. Comment aller dans le grand restaurant ou le palace qu’on peut s’offrir lorsqu’on ne connaît pas les codes de ces lieux, et que la timidité sociale, pendant de la violence symbolique, incite à les éviter ? Y aller en groupe ou les éviter, le plus courant. Ou s’insérer progressivement dans un autre topos. En sachant néanmoins qu’on sera toujours décalé et « visible » ; l’habitus langagier est presque invincible. Une constance néanmoins, la volonté de transmettre et donc de commencer à faire lignée (le « gène égoïste » est plus fort que tout).

Beaucoup de questions intéressantes, et des réponses qu’apportent les deux sociologues. Ce livre n’est néanmoins pas vraiment satisfaisant. D’une part, pour le lecteur habitué des thèses de Bourdieu, rien ici ne va au-delà de la validation basique de quelques-unes de celles-ci. On aurait aimé du nouveau, il n’y en a pas, et la cible étant grand public, on est bien en dessous de ce que les Pinçon écrivent d'habitude.

D’autre part, et quelle que soit l’attente du lecteur, on y trouve beaucoup de redondances ou d’informations superflues. On a parfois l’impression que les auteurs tirent un peu à la ligne ou qu’ils ont lié plusieurs articles.

Enfin, et c’est un détail, la tendresse manifeste qu’éprouvent les auteurs pour la classe populaire donne lieu à quelques phrases d’un lyrisme qui prête à sourire tant elles sont des odes naturalistes aux vertus des petites gens.

Les millionnaires de la chance, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Retour au sommaire
 

Superman : Red Son, de Mark Millar, Dave Johnson et Kilian Plunkett

Par Lorhkan le 18/06/2013 à 07:06 Voir l'article

Les uchronies ne sont bien évidemment l’apanage des romans, les comics s’y sont aussi frottés. La preuve avec le pitch génial de “Superman : Red Son” : et si Superman avait atterri sur Terre quelques heures plus tôt, et donc non plus aux Etats-Unis mais en URSS ?

 

Quatrième de couverture :

« Que se serait-il passé si le jeune Kal-El, unique survivant de la planète Krypton, avait atterri en Union Soviétique plutôt qu’aux États-Unis ? Découvrez l’histoire du ‘camarade Superman ’ et de son rival de toujours, Lex Luthor ! »

 

Superman au pays des Soviets

Superman Red Son couvSuperman est un personnage délicat à manier. Tellement fort, tellement surhumain, que rien ou presque ne peut lui arriver. Et utiliser la kryptonite à tous les coups pour l’affaiblir reste une solution de facilité, au risque de bien vite tourner en rond. Avec “Superman : Red Son”, Mark Millar a décidé de jouer le jeu d’un Superman “parallèle”. Rien de commun avec le Superman classique (même s’il s’est permis un raccord avec le personnage que l’on connait à la toute fin du récit), ici Superman est au service du communisme ! Donc oui, je ne suis pas un grand fan de l’homme d’acier, mais ce pitch m’a fait me pencher sur ce volume.

En effet, voir le Kryptonien adopté par Staline, puis leader communiste à la mort de ce dernier, souhaitant faire le bien de tous, mais s’apercevant que cela n’est pas si simple, voilà qui avait tout pour plaire !

Superman Red Son 1Et je suis à la fois charmé et déçu. Charmé tout d’abord par ce qui saute aux yeux : la réussite visuelle. S’inspirant d’affiches de propagande, certaines planches sont vraiment superbes dans le choix des couleurs, les postures, etc… Jolis travail des dessinateurs Dave Johnson et Kilian Plunkett. Charmé également par la reprise des grands personnages de l’univers DC et l’inventivité de Mark Millar pour leur positionnement : Wonder Woman en alliée puis en ennemie de Superman, un superbe Batman coiffé d’une chapka en anarchiste qui veut tout faire pour faire tomber l’homme d’acier, Lois Lane mariée à Lex Luthor, et sans doute tout un tas d’autres que je n’ai pas relevés.

Superman Red Son 2Ce qui me déçoit un peu, c’est que j’aurais aimé que Mark Millar aille un peu plus loin dans la critique sociétale. Il y a bien quelques pistes de réflexion ici ou là, mais j’ai eu l’impression qu’il avait enclenché le frein à main, comme s’il n’osait pas y aller à fond, aussi bien sur le plan réflexif (le totalitarisme voire le fanatisme incarné par un Superman pourtant pétri de bonnes intentions), que sur le pur plan scénaristique. Peut être que s’attaquer au “mythe” Superman est finalement (en tout cas aux USA) quelque chose de plus délicat qu’on veut bien le croire, surtout quand il s’agit de faire passer le symbole de l’Amérique toute puissante chez l’ennemi historique !

Reste tout de même une uchronie rafraîchissante, une vision originale et décalée qui ne manque pas d’intérêt. Ce n’est donc pas le chef d’oeuvre attendu, mais ce fut tout de même un très bon moment !

Retour au sommaire
 

"Douze Cordes"

Par Nébal le 18/06/2013 à 06:36 Voir l'article
Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 06:36

Douze-Cordes.jpg

Douze Cordes. 12 nouvelles musicales, [s.l.], aNTIDATA, 2010, 137 p.

 

On a beaucoup fait, autour de moi, de propagande en faveur des éditions aNTIDATA, et notamment de leurs anthologies thématiques. Il était donc bien temps que je m’y mette. Mon choix s’est tout naturellement porté sur Douze Cordes, recueil de douze brèves nouvelles musicales (dépassant rarement les dix pages), parce que la musique, c’est la vie (sauf quand c’est sa fête). Chaque texte se voit attribuer un genre musical plus ou moins précis, ainsi qu’une playlist en guise de présentation de l’auteur (on notera au passage une forte proportion de débutants ou presque, ce qui, j’imagine, peut expliquer bien des choses).

 

Je me sens un tantinet désarmé pour livrer le moindre commentaire intéressant sur cette courte anthologie, et la brièveté des nouvelles n’y est pas pour rien : difficile de ne pas en dire trop dans certains cas, quand, dans d’autres, le récit cède la place à la saynète plus ou moins rétive au compte rendu. C’est d’ailleurs là à mon sens un défaut de cette anthologie, pour laquelle je suppose un appel à textes très restrictif, et peut-être trop, en ce qui concerne la longueur… Mais bon, on va tenter de faire comme si.

 

Commençons par le meilleur. Ça tombe bien, la première nouvelle, « Hamburger chéri » de Cécile Coulon (« punk rock vintage ») en fait partie : joli portrait d’une jeune femme, effectivement aussi naïf qu’une chanson des Ramones, mais mieux écrit, ça se lit bien. Autre franche réussite, « Sixième bleue » d’Olivier Salaün (« variété à pleurer ») est une tendre évocation d’amour pré-pubère sur fond de l’immortelle « Aline » de Christophe ; bien vu. Je retiens également dans cette catégorie « Le Schnark de Levallois » de Malvina Majoux (« indus »), amusant et touchant, quand bien même hermétique, récit de la lutte d’un vieillard contre les travaux qui anéantissent sa ville. Mais c’est hélas à peu près tout…

 

Il y a quand même d’autres nouvelles assez correctes : « Le Seuil (variation sur Free Bird) » de Scarlett Allainguillaume (« blues blanc ») en fait partie, plus du fait de son écriture que de ce qu’elle rapporte. Je note également ici « Sur un air d’Elena » de Ludmila Safyane (« King of pop music »), avec sa lolita obsédée par Michael Jackson. J’ai hésité à faire figurer dans le premier ensemble « Un café et une guitare » de Gilles Marchand (« psyché de bar »), évocation sympathique d’un musicien (?) un peu à l’ouest, mais le style m’a semblé souffrir de quelques petits pains, pas dramatiques, mais tout de même regrettables. Enfin, à la limite, j’accorde le bénéfice du doute à « Tout ce que tu fais est merveilleux » de Charlotte Monégier (« chanson française »), avec du Piaf et de l’imposture.

 

Le reste, hélas, me paraît au mieux sans intérêt (« La Faucheuse n’aimerait pas les aubades ? » de Bertrand Redonnet, « folk old school » ; « Le Trombone en or » de Christophe Ségas, « fanfare » ; « Armor – Andalousie » de François Martinache, « beach flamenco »), au pire mal écrit ou construit (« 35 » d’Amandine Bellet, « musique d’ascenseur ») ; « Un crime parfait (pour Massenet) » de Christophe Despaux, « electro-pop tueuse »), et je ne vois pas vraiment ce que je pourrais en dire de plus…

 

Bilan des plus mitigés, donc, pour ce premier contact avec aNTIDATA… Mais bon, je retenterai l’expérience tout de même.

CITRIQ

Partager l'article !   "Douze Cordes":     Douze Cordes. 12 nouvelles musicales, [s.l.], aNTIDATA, 2010, 137 p. &nbsp ...

Retour au sommaire
Page suivante »
Produit par le BilboPlanet CSS - Xhtml valide Produit par le BilboPlanet