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  • 27/01/2012 : Les découvertes de demain (1905) ou comment l'on imaginait l'an 1950
  • 26/01/2012 : Fahrenheit 451, de Ray Bradbury
  • 26/01/2012 : Le train zéro de Bouïda ressort chez L'Imaginaire
  • 26/01/2012 : WWZ
  • 26/01/2012 : L'erreur spirite
  • 25/01/2012 : Le calendrier maya et la crise !
  • 25/01/2012 : Dune, de Frank Herbert
  • 25/01/2012 : Le Carnaval de Nice : un char "Marins à la Planète Mars" (1922)
  • 25/01/2012 : Le Trône de fer, intégrale 1, de George R.R. Martin
  • 24/01/2012 : Dune – DVD
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Les découvertes de demain (1905) ou comment l'on imaginait l'an 1950

Par ArcheoSF le 27/01/2012 à 08:30 Voir l'article
L'année 1950 a cristallisé les espoirs, les angoisses, les rêves de toute une génération comme ce fut le cas plus tard pour l'an 2000 ou aujourd'hui pour l'an 2050.

La collection ArchéoSF éditée par publie.net a publié une anthologie sur cette année 1950 recueillant quatre contes et nouvelles ( 1892 - 1909 ).
Poursuivons cette exploration de l'année 1950 vue par nos aïeuls avec un article de prospective paru anonymement dans le magazine Je Sais Tout en 1905 et superbement illustré par Henri Lanos.


Le texte est disponible gratuitement dans la section téléchargement d'ArchéoSF.
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Fahrenheit 451, de Ray Bradbury

Par Murmures d'AC de Haenne le 26/01/2012 à 20:03 Voir l'article

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livres'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source dequestionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, uncorps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont ladétention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, semet pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littératureet l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devientdès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société quidésavoue son passé.

Comme le fait bien remarquerJacques Chambon, auteur de la préface de Fahrenheit 451, nous ne brûlons pas,ou du moins plus, de livres à notre époque. Par ailleurs, lorsque Ray Bradburypublia ce livre en 1953, les heures sombres des autodafés étaient passées.Cependant, est-ce à dire que la fin de la Seconde Guerre Mondiale marquale retour à la liberté d’expression et d’opinion ? Les chasses auxsorcières communistes, et plus largement ce que la postérité nomma la Guerre Froide, nous forcent àrépondre par la négative. Or, c’est bien de liberté d’opinion et d’expressionintellectuelle, par l’écriture autant que par la lecture, dont il est questionici.

Montag est pompier. Non pas deceux qui sauvegardent les bâtiments du feu. Lui, il les brûle. Plusprécisément, il est chargé en compagnie de la troupe dont il est membre, denettoyer par les flammes les maisons où des livres ont été repérés. Dans cefutur alternatif, vraisemblablement américain, la lecture d’œuvres intégralesquelles qu’elles soient, est interdite. Ainsi, même un des plus gros bestsellers littéraires est proche del’extinction : la Bible. C’estpar ailleurs amusant quand on voit ce que sont devenus les Etats-Unis…Or unerencontre, furtive, puis une seconde, vont ouvrir des perspectives nouvelles àMontag. Exit les écrans géantsfaisant office de téléviseurs. Exit lesvitesses excessives empêchant d’observer ce qui l’entoure. Exit la compagnie de pompiers destructeurs et bienvenue à lanouvelle prise de conscience, la renaissance. Or, où est ce que cette fuitevers l’avant va-t-elle l’entrainer ?

Fahrenheit 451 traite de ces thèmes. Lire, et écrire, échanger mêmeavec d’autres compagnons de lecture, sont des nécessités tant individuellesqu’intellectuelles. Les lettres permettent de figer des sentiments, desquestionnements, des craintes et des angoisses. On peut ouvrir un livre dontl’auteur est mort il y a des siècles, mais y trouver le sentiment qu’ils’adresse à nous. La (re)découverte des livres va ouvrir Montag à une nouvellenaissance intellectuelle. Il deviendra capable de s’opposer, de lutter. Ildeviendra doué de réflexions et d’opinions. En ce sens, Fahrenheit 451 est un vrai roman d’apprentissage. Au-delà de ça,Ray Bradbury énonce un avertissement qui résonne encore aujourd'hui : sansavoir accès à la Cultureet aux Arts dans leur ensemble le plus hétérogène, comment faire pour connaitrele monde qui nous entoure. Comment savoir l’état dans lequel il est si uneinstitution supérieure filtre ce qu’elle pense contraire à ses intérêts ?Autrement dit, comment s’en sortir, à toutes les échelles, avec la Censure ?

Cependant, malgré ces thèmes quime passionnent en tant que lecteur, un drôle de sentiment persiste. Je trouvedes longueurs gênantes, des répétitions comme si R.B avait voulu ajouter auchaos de Montag, une écriture parfois hésitante. Pourtant, la montée enpuissance est de toute beauté, et le final ne manque pas de panache.Scepticisme mêlé à un coup de cœur. Mais malgré tout, le coup de cœurl’emporte.

Note : III
Les Murmures
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Le train zéro de Bouïda ressort chez L'Imaginaire

Par Russkaya Fantastika le 26/01/2012 à 13:36 Voir l'article

Bouida Train zero.jpgNous avions dit le plus grand bien du court roman Le Train zéro de Iouri Bouïda, texte étrange et presque surréaliste sur les habitants d'une station coincée le long d'une ligne sur laquelle ne passe qu'un seul train, dont on ne sait d'où il vient ni où il va.

Or pour accompagner la parution ce mois-ci d'un nouveau roman de l'auteur, Potemkine ou le troisième coeur, les éditions Gallimard ont eu la bonne idée de faire reparaître Le Train zéro dans la collection L'Imaginaire; ce qui équivaut à une sortie en poche, à un coût réduit. Raison de plus pour ceux qui n'auraient pas encore franchi le pas, de découvrir cet auteur!

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WWZ

Par Cédric Jeanneret le 26/01/2012 à 10:51 Voir l'article
World War Z an oral history of the zombie war est une collection d’entretiens avec des survivants, anonyme ou connus, ayant survécu à la guerre contre les zombies que se déclarera dans quelques années. L'ouvrage est une sorte d'appendice à un rapport officiel réalisé par l'auteur sur le sujet.

Organisé de manière chronologique, les témoignages permettent de connaitre, en creux, le déroulement de cette guerre qui a bien faillit mettre l'humanité et la civilisation à genoux. Les différents témoignages sont intéressants car ils mettent en évidence les stratégies des gouvernements pour lutter/résister contre l'épidémie, mais également la manière dont les citoyens ordinaires ont réagis à la menace. C'est donc un panorama des réactions humaines qui est ainsi dévoilé.

J'ai "lu" ce livre au travers d'un roman audio. Le côté passionnant c'est que plusieurs acteurs font les différents voix des témoins. Cela procure une sensation d’immersion très bonne. Le défaut, réalisé qu'une fois l'écoute commencée, c'est que l'unique version audio disponible est une version abrégée.... Je n'ai donc pas pris connaissance de l'intégralité du livre écrit. Même si cela ne se sentait pas à l'écoute, je suis quand même déçu de ne pas avoir eu "l'expérience" dans son intégralité.

Lu dans le cadre du challenge fin du monde version 2012.


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L'erreur spirite

Par Gromovar le 26/01/2012 à 08:45 Voir l'article


Il y a au moins trois manières de lire "Les mains d'Orlac" de Maurice Renard, réédité par Les Moutons Electriques.
Comme chercheur, historien de la littérature, critique en gestation, on s'émerveillera devant le travail d'un des précurseurs de l'anticipation moderne, qu'il appelle « merveilleux scientifique ». On lui donnera une place méritée au sein d'un panthéon, avec Jules Vernes ou HG Wells, entre autres, panthéon dans lequel il a pleinement sa place en tant que prosélyte de la pensée rationaliste, démontrant habilement dans son roman ce qu’est l'imposture spirite (pour citer Guénon) et les errances de la croyance dans le surnaturel, car tout finit par s’y expliquer scientifiquement (même le fantôme) ; Occam avait donc raison. On appréciera aussi qu'il ait eu l'intuition des greffes de main presque cent ans avant la première. On reconnaîtra enfin la finesse de ses analyses concernant l'appropriation par l'esprit de la partie matérielle du corps et les questions d'identité que posent les transferts d'organes, a fortiori quand ils sont aussi visibles et aussi personnels que des mains ou, mais ce n'est pas le sujet du roman, un visage.
Comme lecteur de base, il sera difficile d'empêcher "Les mains d'Orlac" de tomber des mains (justement). Hurlant, vociférant, hystérique, le style de l'auteur rappelle tellement le comique muet du début du siècle qu'en fermant les yeux on a l'impression de voir les personnages s'agiter et courir en tous sens. Renard créé notamment un « couple » de spirites hauts en couleurs, omniprésents pendant cent cinquante pages, dans le but, j’imagine, de démontrer l'inanité de leurs pratiques, mais, à trop vouloir montrer la femme à barbe pour prouver qu'elle triche, on lasse son spectateur du spectacle même de la femme à barbe. Oscillant entre le Fantomas de Louis de Funès et le théâtre de boulevard (avec même un mari rentrant tard et un placard), les deux premiers tiers du roman, au moins, offrent un spectacle navrant dont on ne sait s'il est censé être drôle, voire s’il l’était à l’époque. Ajoutons à cela le pire dans le style feuilletoniste de ces années-là : on trouvera donc dans "Les mains d'Orlac" un « spectre » nommé « Spectrophélès » (là je suis à court de mot) ou des cambrioleurs qui se donnent le nom de « la bande infrarouge ». Mouarf !
Enfin, comme consommateur de produits culturels (nouveau nom élégant des acheteurs de livres), l’ouvrage est une grande déception. L'édition des Moutons Electriques, pourtant bien pourvue d’intéressants articles en bonus, contient plus de coquilles qu’il n'y a de poux sur le crane d’un gueux, et c'est totalement indigne d'une publication professionnelle.
Au final je me citerai Molière et me demanderai ce que j'allais faire dans cette galère. J'aurais bien mieux fait de me contenter de l'un des petits résumés qu’on trouve sur Internet, ce qui m'aurait épargné une lecture qui s'est rendue odieuse par son outrance même, et le contact d’un objet à la fabrication de piètre qualité.
Les mains d'Orlac, Maurice Renard
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Le calendrier maya et la crise !

Par Les Peuples du Soleil le 25/01/2012 à 20:47 Voir l'article

calendrier maya.jpg

Merci à Criswell du forum PIMPF :-)

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Dune, de Frank Herbert

Par Murmures d'AC de Haenne le 25/01/2012 à 20:39 Voir l'article

Sur Dune, la planète des sables, germe l’épice qui donne longévité etprescience. A cause de l’épice, tout l’empire galactique du Padishah Shaddam IVtourne autour de Dune, âprement convoitée pour les nobles maisons du Landsraadet la Guildedes Navigateurs. Leto Atreides, Duc et Cousin de l’Empereur, a reçu Dune enfief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avecsa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu,la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d’autres. Paul granditdans le désert et forge l’arme de sa vengeance. Mais ne va-t-il pas dépasserson but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a,dit-on, le pouvoir de connaître l’avenir. Aura-t-il celui de l’éviter ?


Dès qu’on évoque le roman, et lecycle, de Frank Herbert, on entend généralement deux discours : Dune est la quintessence du Space Opera voire de la Science Fiction d’unepart ; il s’agit aussi d’une œuvre dense et indigeste d’autre part. Pourla densité, je ne le nierais pas. A mes yeux, c’est même ce qui lui donne cetélan épique incroyable riche et ce qui lui confère son aura. Vous l’avezdeviné, je me range plutôt du côté des premiers. Même si j’ai pris le tempspour venir à bout des deux premiers tomes (constituants donc un seul roman,comme savent si bien le faire les éditeurs francophones), c’est avant tout pourne pas en rater une miette.
Après tout, à lecture de Dune, on retrouve bien tous lesingrédients des Opera :vaisseaux, technologies avancées, planète sauvage et hostile comme une entitépropre, des enjeux à l’échelle galactique…Contrairement aux articles du défi,lister ces caractéristiques me semble superflu. Surtout, choisir, c’estomettre. On passerait alors des intrigues de cours, des richesses culturellesde ces peuples si différents et si semblables malgré tout. Dune est aussiautant science fictif qu’apprentissage, ou « désapprentissage ». Lesthèmes que le roman aborde dépassent largement un seul genre littéraire bienqu’il s’exprime parfaitement dans le registre qui nous intéresse ici.

S’il fallait dégager quelquesaspects significatifs de l’œuvre d’Herbert, je soulignerais volontiers le sortréservé à Paul, héro désigné de ce volume, tour à tour héritier en fuite,homme-enfant bien naïf et en même temps disposé à apprendre les rigueursFremens, puis homme fort d’une réunification de clan et messie d’un peupleentier alors que précisément il dénonçait quelques centaines de pages plus tôtla toute puissance d’un seul homme. Entre ces deux positions antagonistes,Herbet nous accompagne et nous dévoile au compte goûte des événementssimultanés mais vécus de points de vue différents, dans des lieux aussi différents.Car le système de narration contribue effectivement au dynamisme de l’ensemble.A grand coups de cliffhanger, Herbertsuscite l’envie de lecture, sans toujours nous donner notre dose immédiatementmais bien un ou deux chapitres plus tard. Pour tenir ce procédé, il se reposesur la richesse de son univers, supportant aisément les références historiques,les lignées, les épiphénomènes qui amènent des mouvements d’envergures. Etpuis, il y a ces petits paragraphes introduisant chaque chapitre comme un fild’Ariane.


Note : IV

Les Murmures.
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Le Carnaval de Nice : un char "Marins à la Planète Mars" (1922)

Par ArcheoSF le 25/01/2012 à 09:08 Voir l'article
Le Carnaval de Nice : un char
Le Carnaval de Nice : un char "Marins à la Planète Mars" : [photographie de presse] / Agence Meurisse (1922)
Source: Gallica
Une image qui devrait faire plaisir à Guillaume ;-)
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Le Trône de fer, intégrale 1, de George R.R. Martin

Par Lorhkan le 25/01/2012 à 06:00 Voir l'article

fff

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Dune – DVD

Par Murmures d'AC de Haenne le 24/01/2012 à 20:00 Voir l'article

En l’an 10191 AG, une seule substance permetde voyager dans l’espace : l’Epice. Cette substance, la plus convoitée del’univers, ne se trouve que sur la seule planète Arrakis, aussi appelée Dune,planète aride et hostile, couverte de sable. Le Duc Leto Atréides remplace sesennemis, les Harkonnens, à la tête du fief d’Arrakis, et part s’y installeravec sa concubine Jessica et son fils Paul. Les membres de la Maison Atréidespressentent un piège, tendu par le baron Harkonnen, mais ils doivent obéir à lavolonté de l’Empereur. Peu après leur installation sur Dune, les Atréides sonttrahis par le médecin personnel du Duc Leto et décimés par une attaqueconjointe des forces Harkonnen et des troupes de l’Empereur. Paul et sa mèreparviennent à fuir et se retrouvent seuls survivants de la famille Atréides.Perdus en plein désert, ils y rencontrent les Fremen, peuple indigène d’Arrakiset véritables maîtres du désert. Les Fremen attendent la venue d’un Messie quiles délivrera. Se pourrait-il que ce soit Paul ?

Dune (1984 ; 2h20) film américainréalisé par David Lynch avec Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Jürgen Prochnow…

Dans Dune,Frank Herbert avait mis en scène un univers et des protagonistes complexes,hauts en couleur. Le monde qu'il décrivait était d'une complexité folle,n'ayant rien à envier à Tolkien. On pourrait même dire que s'il fallaitchercher un fou furieux du détail en Science Fiction, on citerait Dune etses suivants. En effet, F.H est allé jusqu'à imaginer une histoire entière, desécologies, des religions, etc. Par ailleurs, Dune est aussi une fresquetrès visuelle. Même si le décor semble minimaliste, les situations décrites seprêtent bien à une version cinématographique. Il fallait bien qu'un réalisateurs'y frotte. Qui, à l'époque, est mieux placé que Lynch pour ce faire ? Jedirais, pas grand monde... à part peut être un Carpenter des grands jours. Or,une des difficultés que le réalisateur a dû rencontrer est la bonne recettepour faire tenir une épopée si complète et complexe dans un film. Aujourd'hui,peut être que les producteurs se seraient dit qu'un film en deux parties seraitbienvenu. Lynch, au contraire, a choisi la contraction.

Lynchsitue le décor assez rapidement, invoquant -comme dans le livre- Irulan pourintroduire l'épopée. La Guilde tient les rênes. C'est incontestable. Mêmel'empereur Padishah se plie aux volontés du représentant. Cependant, même s'ilssont surveillés, la famille Atréides s'apprête à s'approprier Arrakis audétriment des Harkonnens. Parmi les Atréides, Paul paraît dans une positionparticulière. Un mythe court, comme quoi un homme serait enfanté. Il serait lemessie, capable de mener une lutte globale et pourvue de pouvoirs supérieurs.Les Harkonnens, quant à eux, sont dirigés par un baron louche, gras, entouré dedeux gardes. Dans un troisième recoin, tapis dans le sable du désert mais aussidans les rêves de Paul, les Fremens sont encore présents. La mise en place estbien lente, comme dans l'œuvre d'Herbert après tout. Or, dès que Jessica et Paulse retrouvent seuls, tout s'accélère tant, et si bien, que Lynch passe à latrappe le moment le plus intéressant voire important de ce premier tome : laconfrontation entre Paul et les Fremens ainsi que sa lutte autant symboliqueque concrète pour gagner leur confiance. Cette ellipse n'est pasqu'accidentelle malheureusement. Plus le film avance, plus les détails sautent,faisant la place aux événements concrets et, peut être, plus facilementformalisables.

Cetteadaptation à l'écran de Dune est présentée comme étant le chef d'œuvrede Lynch. Personnellement, je ne le pense pas. Certes, il a de nombreuxarguments, notamment graphiques même si certains effets semblent vieillots. Parailleurs, le casting est dans l'ensemble plutôt réussi même si je regrette lesomissions pour certains protagonistes. Mais, passons : le trop estl’ennemi du bien. Cependant, outre les « oublis » scénaristiquesdéjà évoqués, Lynch oublie aussi de développer certaines castes centrales dansl'œuvre d'Herbert dont les Mentats, les Sardaukars et les Fremens eux mêmes.Ceci est dommage tant l'intérêt de Dune est aussi dans la complexité dela société et des groupes qui y évoluent.

Note : II

LesMurmures.

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